Ulan Bator to Magadan Summer 2014

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Bonjour tout le monde, je n’ai plus mis à jour mon blog depuis la fin de mon voyage en 2011. A présent vous pouvez suivre mes aventures sur ma page facebook: zimi on the loose.

Mon prochain voyage commence dans moins de  semaines à Ulan Bator (Mongolie) et doit me conduire à Magadan (Russie). L’objectif est d’emprunter 2 des routes les plus difficiles au monde, à savoir la Western BAM et la fameuse Road of Bones.

https://www.facebook.com/zimiontheloose

Dear all, I haven’t bee active on this website since the end of my trip in 2011. You can now follow my new adventures on my facebook page: zimi on the loose

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My next trip will start in less than 2 week, it’s a 4 trip from Ulan Bator (Mongolia) to Magadan (Russie), riding 2 of the most difficult roads in the world, the Western BAM road and the infamous Road of Bones (or M56 Kolyma).

These last 3 year I didn’t had time for long distance travel, but in 2012 I traveled on my Cagiva Gran Canyon to Odessa in Ukraine and studied russian for 4 week. Then in 2013 and 2014 I took part in the Tuareg Rally in Tunisia and finished both times.

Since this year I started writting articles for 2 online magasines, www-objectif-moto.com and www.acidmoto.ch.

 

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La fin de l’aventure… (Serbie, Bosnie et Slovénie)

20 au 26 septembre 2011

Ce matin, le ciel se fait menaçant et je prends les devants en mettant déjà mes affaires de pluie, ce qui aura comme conséquence d’empêcher la pluie de tomber, bien évidemment et par la même occasion d’avoir l’air d’un bioman!

La route est vraiment sympa, je longe le Danube jusqu’à ce que j’arrive à la frontière avec la Serbie. En moins de 10 minutes c’est poutsé et je suis en Serbie. Il commence à pleuvoir et je roule à travers des villages qui ont tous l’air déserts… L’arrivée dans Belgrade sera l’apothéose de la journée… Empêtré dans les bouchons et le tout sous un déluge de pluie, je sens l’eau s’infiltrer à travers mes habits alors que je loupe la rue de l’hostel… Je suis bon pour refaire tout le pâté de maison, c’était un sens unique… Damned ! Dans ce genre de situation, si on avait droit à une flûte comme dans Super Mario 3, je l’utiliserais pour me téléporter à la maison !

Bien heureusement, quand j’arrive enfin au Pop Art Hostel, je suis bien accueilli par la gérante Tina et son neveu, Alexander, qui sont de la famille d’une amie en Suisse.

Le Pop Art Hostel est absolument incroyable, toute la décoration a été faite dans le style pop art justement, chaque pièce étant peinte dans une couleur différente et bien flashy, tout le mobilier et les décorations ont été soigneusement choisis. Franchement, ça vaut le coup d’y aller rien que pour voir ça, c’est vraiment unique et en plus ils sont sympa. Et il va sans dire qu’un amateur du style comme moi apprécie ça tout particulièrement, spécialement l’immense frigo vert avec la poignée chromée qui trône à côté du bar…

Le temps de prendre une longue et chaude douche, qu’arrivent deux allemands dans mon dortoir, Johannes et Gabriel, qui font un roadtrip à travers l’ex-Yougoslavie avec une vieille caisse qu’ils ont acheté sur ebay pour 1200 euro.

On va souper ensemble dans un fastfood local que nous recommande Alexander. Croyez-moi si vous le voulez, mais ce soir je mange le meilleur hamburger de ma vie ! Et c’est pas mes amis teutons qui diront le contraire… Par contre il est tellement immense qu’on arrive tout juste à le finir… Ici c’est pas de la viande congelée du MacDo, on entend le gars qui prépare la viande à grand coups de marteau dans la cuisine…

Le lendemain on va visiter le musée de guerre qui a une assez énorme quantité de canons en tout genre, du petit qui ne ferait pas peur à un gamin au maousse costaud probablement capable de détruire une armure d’or des chevaliers du zodiaque. On visite aussi le zoo qui est vraiment décevant, les animaux ont tous l’air tarés, ils tourne en rond dans leur cage en suivant toujours la même ligne, et les enclos sont vraiment très petit… A noter tout de même qu’ils ont un magnifique tigre blanc.

En soirée, on décide d’aller voir la très fameuse « Silicone Valley ». D’après les dires, c’est une rue où tous les soirs, les gens pétés de tunes viennent exhiber leur belles voitures en charmante compagnie bien

évidemment, d’où le nom de la rue… Alors, je ne sais pas si c’est pas ce qu’on est en semaine, mais à part des vieux et une ou deux Cayennes on a rien vu du tout. Bon c’est pas grave, on se rattrape dans un petit bar à Rakia, l’alcool national qui ressemble un peu à notre bon vieux schnapps… Quelques verres et au lit, on reprend tous la route le lendemain.

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Le lendemain je reprends la route pour aller à Sarajevo. Après une bonne heure de route je m’arrête parce que quelque chose me semble bizarre dans le comportement de ma moto… En effet, le pneu avant est complètement plat !

Je le gonfle et attends de voir s’il se dégonfle, et c’est là qu’arrive un gars à ma rencontre. Il ne parle pas vraiment anglais, mais j’arrive à comprendre que je suis juste devant le centre de contrôle technique des véhicules. Il m’invite à boire un café et après un moment commence à me proposer un business. Je dois acheter des motos en dégât total en Suisse, les donner à un transporteur qui les amènent en Serbie, son frère va refaire la moto nickel comme neuve, et il la renvoie en Suisse pour la revendre et tout le monde se fait plein d’argent ! Et toutes ces explications sans parler la même langue, à grand renforts de flèches et de dessins sur une feuille A4. Il a un cousin quelque part en Suisse qui doit prendre contact avec moi et sa fille pourrait faire les traductions ! Génial, même plus besoin de chercher du taf en rentrant !

Comme ma roue avant ne s’est toujours pas dégonflée après une demi-heure, j’estime que je peux reprendre la route. Je ne vais même pas parler du passage de frontière, parce qu’il a nécessité moins de temps qu’il ne m’en faudrait pour le raconter.

Une fois en Bosnie, la route devient bien plus intéressante. Il y a pleins de virages et de dénivelé, et à certains moment, on se croirait presque en Suisse au niveau du paysage, sauf que les jolies fermes et chalets sont remplacés par des baraques en béton un peu décrépies..

En plein virage, alors que je suis en train de monter un col, je perds presque le contrôle de la roue avant, sentiment que je connais maintenant malheureusement trop bien… J’ai encore crevé ! Moi qui pensait qu’une fois en dehors de l’ex bloc soviétique, l’aventure était terminée, c’est pas tout à fait le cas on dirait…

Je suis en pleine montée, et il n’y a rien du tout dans les alentours, mise à part un cimetierre, ça me fait une belle jambe !

Je démonte la roue avant et essaie d’arrêter une voiture sans trop de succès… Après une bon quart d’heure, une jeune femme qui parle parfaitement anglais s’arrête et me demande si elle peut m’aider ! Elle et son mari sont bien évidemment motards. Je lui explique que je chercher un endroit pour réparer ma chambre à air. Elle habite dans le prochain village et m’amène chez elle. Son mari est mécanicien moto et m’amène chez le réparateur de pneu. Celui-ci, ayant travaillé une quinzaine d’année en Allemagne parle donc allemand. Non sans peine, il démonte mon pneu et répare la chambre à air. Une fois le tout remonté, le mari de la fille m’amène à la moto et m’aide à remonter la roue. Il veut m’inviter à souper, mais je lui dit que j’ai un hostel de réservé à Sarajevo et que je ne peux pas arriver trop tard…

Arrivé à Sarajevo, je trouve assez facilement l’hostel. Il est bien pourri et je suis seul dans le dortoir qui se trouve en sous-sol sans fenêtre… Déprimant ! Tiens, ça m’apprendra de réserver un hostel à l’avance, c’est la première fois que je fais ça, je ne sais pas ce qui m’a pris.

J’arrive suffisamment tôt pour prendre par au Free tour, comme je le fais maintenant à chaque fois que j’en ai l’occasion. Moi qui avait l’habitude d’être seul ou maximum trois personnes avec le guide, je tombe des nus ! On doit être plus de 40 personnes cette fois. Notre guide, Mohammed, est un gars d’ici et il a vécu la guerre. Du coup il a plein d’anecdotes intéressantes. Sarajevo est une magnifique et très intéressante ville, et je sais déjà que je fais une erreur de ne pas y rester plus longtemps, mais bon, maintenant que j’ai décidé de rentrer le plus vite possible, dans ma tête je suis déjà en Suisse, ça ne sert à rien de rester plus longtemps.

Pendant la visite je fais la connaissance de Haydi, une australienne qui vient de Tasmanie et qui a un petit air de Nicole Kidman. Comme elle voyage aussi seule, on décide d’aller souper ensemble et plus tard on rencontre des potes de son hostel et des autres personnes qui ont participé au tour cet après-midi. On va boire des binches dans quelques bars et je retourne dans mon hostel vers 1h.

En fin de matinée, après être allé acheté un truc à manger dans le centre de Sarajevo je m’apprête à quitter cette charmante qu’est Sarajevo avec une pointe de regrets. D’une part, j’ai envie de rentrer le plus vite possible à la maison maintenant, mais je réalise que je suis en train de passer à côté de beaucoup de choses ces derniers jours. Définitivement, il va falloir revenir ici !

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Les quelques 360km qui me séparent de Plitvice en Croatie me permettent de rouler sur de petites routes pas trop fréquentées et d’apprécier les magnifiques paysages montagneux de ces deux pays.

Plitvice est un endroit extrêmement touristique et il y a des maisons d’hôtes absolument partout. C’est en effet une réserve naturelle très connue. Autant vous dire qu’avec la motivation qu’il me reste, je n’ai de toute façon pas prévu d’y passer du temps. Les prix prennent l’ascenseur aussi, et après plusieurs essais, je trouve finalement une chambre pour… 35 euro ! Bon le proprio est sympa et me sert un petit verre de schnaps en guise de bienvenue…

Le lendemain, je prends la route pour Ljubljana, en Slovénie. Pour la première fois, je galère vraiment pour trouver un lit dans un hostel. Normal vous me direz, on est samedi et dans une capitale !

Après 4 essais infructueux, on me donne une adresse quelques kilomètres en dehors de la ville où je trouve enfin un lit.

J’occupe le reste de ma journée en allant me promener seul dans la vieille ville. Ljubljana est une charmante ville qui n’est pas sans me rappeler un peu Amsterdam à cause de ses nombreuses pistes cyclables et de sa rivière avec ses petits ponts. C’est très tranquille, c’est propre et ce qui me frappe tout de suite c’est toutes les poubelles pour le recyclage (papier, alu, déchets organiques, pet), alors que dans tous les pays que j’ai traversé ces derniers mois jeter des déchets dans une poubelle relève déjà de l’exploit.

De retour à l’hostel je rencontre un canadien et on soupe ensemble… Il y a plusieurs concert en ville ce soir, mais je trouve personne qui veuille sortir et franchement ça m’emmerde d’y aller tout seul, alors je reste dans le réfectoire avec des suisse-allemands et des ricains.

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Dimanche, mon avant dernier jour sur la route, je m’apprête à faire un gros trajet. Ljubljana-Locarno, soit exactement 636 km ! Cette nuit je suis hébergés par des amis de longue date, Eric et Vanessa qui ont quitté Fribourg pour s’installer au Tessin il y a 2 ans déjà. C’était l’occasion rêvée pour aller les visiter, parce que je passe justement par le Tessin pour rentrer en Suisse.

Bon, soyons honnête, j’ai fais que de l’autoroute et c’était bien chiant, particulièrement toute la route en Italie. J’ai rarement vu un trafic aussi dense, ça me parait pas mieux qu’à Moscou pour être franc. Les ralentissement commencent déjà près de 150km avant Milan. Heureusement qu’à moto on a le droit de devancer tout le monde par la bande d’arrêt d’urgence, parce qu’autrement je serais encore là-bas je crois !

Le prix de l’essence a augmenté de 0.35 euro au litre depuis la Roumanie et je parle même pas des péages routiers…. presque 30 euro ! Putain ce que c’est cher l’Europe de l’ouest !

J’arrive vers 20h30 chez Eric et Vanessa et après une bonne Sagres on s’en va souper ensemble dans un excellent resto au bord du lac. Le meilleur repas que j’ai dû manger depuis…. hum… mon départ de la Suisse ? Sans rire c’est peut-être même le cas ! En tout cas, la richesse de ce voyage n’était pas culinaire, ça c’est certain !

Le lendemain matin, je pars en même temps qu’ils se lèvent pour aller travailler, pour mon dernier trajet qui m’amène tout droit à Fribourg…

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Voilà, c’est fait ! Après 169 jours et 33’977km, je suis de retour chez moi. Ma vie est considérablement différente maintenant que lorsque je suis partis et il va me falloir un peu de recul pour digérer tout ça. Je suis soulagé d’être de retour, mais en même temps, un peu paumé, tous mes projets sont tombés à l’eau, je repars à zéro plus ou moins. Heureusement, j’ai déjà trouvé du travail, pour le reste, on verra…

Merci à tous ceux qui ont suivis mes aventures et mes galères, merci à ceux qui m’ont écrits des commentaires, ça fait toujours plaisir de savoir qu’on a un peu de soutient moral à l’autre bout du monde, c’était un plaisir de partager tout ça avec vous.

Je vais continuer à mettre à jour le site de temps à autre, spécialement celui qui est sur facebook parce qu’il est plus facile à implémenter, donc si vous voulez voir des vidéos, allez sur facebook et tapez : « zimi on the loose » pour trouver ma page et si vous vous abonnez, vous serez automatiquement au courant des mises à jours. Pour ceux qui désirent me contacter, mon adresse email se trouve dans l’onglet contact.

Je suis aussi très intéressé à recevoir des commentaires et critiques des personnes qui ont lu mes récits, pour améliorer mon style, au cas où il me viendrait l’envie de revivre une nouvelle aventure dans quelques années mais aussi pour éventuellement réécrire mes récits si l’envie et le temps me le permettent.

For those about to ride, I salute you !

 

 

 

La Roumanie, ses belles routes et ses arnaques touristiques…

15-16-17-18-19 septembre

Grâce à Ron, un membre de Horizon Unlimited, j’ai rendez-vous ce matin avec un ami à lui, Mihai, devant le concessionnaire BMW de Brasov. Je pensais qu’il travaillait là-bas, mais en fait, il est juste client. Le mécanicien me dit sans hésitation qu’il faut changer les roulements de direction après avoir senti le point dur en tournant mon guidon. Le problème, c’est qu’il n’a pas le temps de regarder ça avant lundi et qu’il faut au minimum compter une bonne semaine pour recevoir les pièces…

Impossible pour moi d’attendre si longtemps. J’explique au mécanicien que j’ai juste besoin de quelques outils et que je peux faire le job moi-même, que je pense qu’il suffit de nettoyer et regraisser les roulements pour régler le problème, parce qu’ils ont peut-être bouffé beaucoup de sable entre la Mongolie et l’asie centrale…

Bien entendu, on ne va pas emprunter des outils et bricoler chez un concessionnaire BMW, même en Roumanie ! Mais par chance, Mihai possède une entreprise de construction et me propose de venir travailler dans leur atelier.

Après une dizaine de minutes on arrive sur place, et en effet, il a tout le matos qu’il faut et reste même avec moi pour me donner un coup de main pour démonter la fourche. Les roulements ne sont pas aussi sales que lorsque je les avais démonté en Finlande, a tel point que je me demande même si ça ma solution va suffire ou si ils sont vraiment raides cette fois… Je les nettoie à l’essence, les graisse copieusement avec de la bonne graisse pour les machines de chantiers et on remonte le tout. Miracle, le point dur a disparu !

Mihai vient de rentrer d’un trip à moto en Suisse sur sa GS 1200. Il est tombé en panne sur l’autoroute près de Lausanne à cause d’une pompe à essence défectueuse, et 3 personnes se sont arrêtées pour lui demander s’il avait besoin d’aide ! Oui, en Suisse ! Tout espoir n’est donc pas perdu ! Finalement il a pu faire remorquer sa moto jusqu’au premier concessionnaire BMW qui a changé la pièce en quelques minutes avant de pouvoir reprendre la route ! Moi qui aurait imaginé qu’en Suisse il se soit pris une amende pour être arrêté sur l’autoroute, ça fait quand même plaisir de savoir que même chez nous y’a des gens serviables. En fait, ça m’a fait énormément plaisir de savoir qu’il était enchanté de mon pays et par l’aide qu’il a reçu, parce que moi j’ai rencontré tellement de gens formidables qui m’ont aidé partout où je suis allé, que j’aimerais bien que ce soit aussi le cas pour les gens qui viennent en Suisse.

J’ai profité de mon après-midi pour me promener un peu dans cette magnifique ville qu’est Brasov, dont tous les parasols des terrasses abordent le slogan « probably the best city in the world ». C’est une très vieille ville et la plupart des bâtiments ne sont pas restaurés, ce qui lui donne un charme particulier, comparé aux villes tel que Kiev et Lviv, dont les centres villes ont été largement restaurés.

Je prends le funiculaire pour monter au sommet de la colline, afin d’avoir une belle vue de la ville. Dans le style des fameuses lettres Hollywood, On retrouve les lettres Brasov sur la colline. Je descends à pied tout seul, en me dépêchant un peu parce qu’on m’a dit qu’il y avait une maman ours et son bébé dans cette forêt et qu’il ne fallait pas y aller le soir… On est en fin d’après-midi, mais ça me ferais pas franchement plaisir de tomber nez à nez avec maman ours !

A mon retour à l’hostel, je fais connaissance avec un français qui est étudiant en histoire. Il aime tellement ça qu’il n’arrête pas d’en parler et c’est totalement impossible d’en placer une avec lui. J’essaie par tous les moyens de m’en débarrasser, mais il me suit même dans les toilettes quand je vais brosser mes dents et après être resté debout devant la porte des chiottes pendant 10 minutes, je lui dit qu’il faut vraiment que j’y aille…

Quand je remonte, j’entends qu’il est dans de grandes théories avec des australiens, j’en profite pour passer sur la pointe des pieds et me réfugier dans mon lit…

Ma raison d’être venu en Transylvanie, était d’aller visiter le fameux château de Vlad l’empaleur, plus connu sous le nom du château de Dracula, parce qu’il aurait inspiré Bram Stoker lorsqu’il a écrit son fameux romand « Dracula ». Et justement, à l’hostel ils propose un bus pour aller le visiter ainsi que 2 autres châteaux dans les environs de Brasov. J’aurais pu y aller à moto, mais la solitude commencer à peser de plus en plus lourd, je préfère faire cette visite avec d’autres personnes et je m’inscris à cette sortie.

Le lendemain matin, nous somme donc 7 personnes de l’hostel à participer à la visite des 3 châteaux, un anglais, des australiens et, bien entendu, mon historien français…. En gros un chauffeur ne parlant pas anglais nous conduit sur les différents sites et nous dit à quelle heure être de retour, c’est tout.

Le premier château, le Peles Palace, est un somptueux château qui a tout juste plus de 100 ans. On doit mettre des chaussons sous les chaussures pour ne pas salir les tapis et on ne peut pas visiter le château sans un guide. Après 30 minutes d’attente pour une tour en anglais, on se retrouve à être une bonne cinquantaine de personnes à suivre la guide dans le château, le genre de visite que je déteste quoi… Les pièces sont très richement décorées, et surtout il y a une énorme quantité d’armes de toutes sortes de civilisation et d’époques qui sont exposées. Notre tour de 45 minutes est rapidement bouclé et on retourne au bus pour partir en direction de Bran, pour visiter le fameux château de Dracula. Malgré la grandeur du groupe que nous étions, la visite était intéressante.

Après un trajet fort sinueux qui me fout un bon début de nausée, le tout accompagné de monologue sur l’histoire de la Russie non stop de mon ami historien, on arrive enfin à l’endroit le plus touristique de la Transylvanie…

Le Disney Land de la Roumanie si je peux même me permettre ! C’est carrément un village d’auberges, de restaurants, de stands et échoppes de souvenirs en tout genre…

Ici on peu vraiment acheter tout et n’importe quoi, entre les différentes spécialité culinaires comme les fromages, saucisses sèches et autres pâtisseries, on trouve tout un tas de babioles aussi horribles qu’inutiles, comme c’est toujours le cas d’ailleurs. Tout est bon pour faire du blé!

Crevant tous la dalle, on commence par s’acheter des kebabs avant de traverser le « village » de souvenir pour arriver au château…

Moi qui pensais voir un château lugubre et menaçant au sommet d’une colline escarpée et recouvertes de ronces et de quelques arbres morts qui laissent entrevoir des yeux de loups affamés… J’ai tout faut ! C’est une ridicule petite collinette que même une mémé de 90 balais en chaise roulante pourrait gravir sans peine et le château, mon dieu, c’est presque un gag…

Il n’est vraiment pas du tout impressionnant, ni terrifiant, ni même beau d’ailleurs… La déception est de taille avant même de pénétrer à l’intérieur, mais une fois dedans c’est encore pire !

Les murs sont tout blancs, le château est très lumineux et principalement on peut voir des photos et des objets appartenant à la famille royale qui a vécu ici…

Dans une des pièces quelques tableaux avec des images pixelisées donnent de sommaires informations sur l’écrivan Bram Stoker, sur les différentes adaptations cinématographique du livre, et également sur l’impitoyable Vlad l’empaleur qui aurait passé quelques jours dans ce château selon la légende… Comment faire un mythe à la base de rien ? Le vrai château de Vlad l’empaleur n’est même pas ici !

Pour ceux qui rêvaient d’aller voir ce château, économiser votre temps et votre argent, c’est un mythe scandaleusement exploité et surfait. En Suisse on a des dizaines de châteaux bien plus beaux et impressionnants que ce ridicule machin ! Remboursez-moi!

La troisième halte avant le retour à Brasov est la citadelle de Rasnov, tout aussi décevante. Perchée au sommet d’une colline, c’est très joli vu du bas à travers les vitres du minibus, mais une fois sur place y’a pas grand chose à voir mise à part quelques murs en reconstructions et encore et toujours des échoppes de souvenir.

De retour à l’hostel, tout le monde est un peu déçu. Au final, c’était le Peles Palace qui était le plus intéressant, on aurait du faire la visite longue au lieu de bâcler celle-ci pour aller voir le reste… En tout cas vous êtes prévenus si vous allez là-bas !

Et dans toute cette histoire, sachez que je me suis tapé non stop les monologues de mon ami historien sur l’histoire de la Russie et de la France pendant toute la journée, les visites et les trajets… Il en connait un bout et certaines choses étaient très intéressantes comme tous les mensonges qu’on peut lire dans les livres d’histoire, mais bon, au bout d’un moment, trop d’histoire tue l’histoire je dis… Je suis fatigué et mes amis australiens et anglais me font part de leur agacement également, bien qu’eux n’aient pas eu à faire semblant d’écouter tout ça !

Ce soir il y a un gros événement sur la place centrale de Brasov, une espèce d’élection de la nouvelle star Roumaine, retransmis en direct à la télévision nationale. Si au départ je pensais aller y faire un tour, je passe au final la soirée à l’hostel avec 2 gars assez cool que j’ai rencontré ce soir, Tim et Barry, équipés de bouteilles de mauvaise bière en pet de 2.5L! Tim, un australien, a fait un procès à son ex-employeur pour sous-payement et a eu gain de cause. Du coup, il a tout planté et décidé de voyager en europe jusqu’à ce qu’il a utilisé tout son pactole et ensuite de chercher un job en Angleterre. Quand a Barry, un anglais, il a un job assez hors du commun pour que je le signale. Il gagne de l’argent en faisant une espèce de banque virtuelle pour des paris sur un jeu online à la Wow, et se fait un petit pourcentage sur toutes les transactions. C’est hyper compliqué et y’a plein d’astuces et de contraintes pour y arriver, mais maintenant il joue 4-5 heures par jour et gagne plus que lorsqu’il avait un travail à plein temps. Et comme il ne nécessite que d’un ordinateur portable et d’une connexion internet, il peut bosser de n’importe où sur la planète.

C’est d’ailleurs assez impressionnant le nombre de touriste australien qu’on croise ici. Dans l’hostel, je pense que c’est presque la moitié des personnes et la plupart voyagent en Europe pour des durées de 3 à 8 mois. Faut croire qu’ils ont de bons salaires les aussies !

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Le lendemain, je m’apprête à passer une des plus intéressante journée, motocyclistement parlant, de mon voyage. En effet, pour aller de Brasov à Sibiu, j’emprunte le mythique Transfagarasan, un col de près de 100km. Les anglais de l’émission Top Gear l’ont tout simplement qualifié de « meilleure route au monde ».

Rien que la route pour y arriver est sinueuse à souhait, et la météo est absolument parfaite. C’est comme si d’un seul coup, j’avais droit à tous les virages que j’ai pas eu pendant les premiers 30’000km du voyage… La qualité du revêtement est très variable et je suis quand même content de ne pas avoir une sportive quand dans l’angle d’un virage je me retrouve sur une section de terre ou de gravier…

La route est relativement fréquentées, normal on est samedi et il fait beau. Des gens se posent un peu partout le long de la route, installent des tables et des chaises pour pic-niquer et faire des grillades.

Au sommet du col, je vois enfin quelques motards. La descente vers Sibiu est tout autant magnifique et le revêtement de la route est meilleur, car de l’autre côté il y a tout de même des passages bien pourris. Par contre mon unique disque de frein surchauffe et je suis obligé de m’arrêter pour le laisser un peu refroidir… Ma bouteille d’eau y passera pour accélérer le processus…

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A Sibiu je trouve un hostel au centre de la vieille ville, et je passe la soirée avec deux allemande Heide et Franziska, qui sont venues faire des trecking dans les montagnes roumaines et qui voyagent en stop.

Le lendemain, je peine à me motiver de sortir de mon lit, mais me force tout de même pour aller visiter cette magnifique petite ville. Après une heure, je me rends compte que le cœur n’y est absolument pas. J’ai plus aucune motivation de visiter quoi que ce soit, en fait je me force pour avoir bonne conscience je crois, mais le moral n’y est plus. Je retourne à l’hostel et passe le reste de ma journée à regardes des vidéos à la con sur youtube avec le moral au fond des chaussettes…

Heureusement, le soir arrive 3 voyageurs allemands et ils m’invitent à souper avec eux dans la cuisine de l’hostel. Ça me change un peu les idées et du coup je passe une bonne soirée.

Niveau route, en Roumanie on est gâté. Le lendemain j’emprunte une autre route qui m’a été conseillée par mon ami Mihai, la Transalpina. Pour moi, celle-ci est encore meilleure que la Transfagarasan, avec des virages sans fin sur près de 200km. Sur le col je rencontre un couple de tchèques sur une KTM Adventure 990 qui sont entre train de faire des photos des ânes qui bloquent le passage. Je m’arrête un moment pour discuter avec eux, et quand Petr sort l’itinéraire qu’il avait imprimé, un des âne est assez rapide pour attraper la feuille. On essaie de la récupérer, mais rien à faire, il part et va la manger quelques mètres plus loin !

Comme tous les motards qui roulent en Adventure, Petr ne taris pas d’éloges sur sa monture, et il a déjà fait 100’000km en 4 ans avec ! Hum… quand on sais que le motard suisse moyen roule 3’000km par année…

J’arrive en milieu d’après-midi à Drobeta Turn Severin, une ville sans autre intérêt qu’être proche de la frontière avec la Serbie. Je passe le reste de ma journée dans une chambre d’hôtel, à regarder les vidéos du joueur du grenier sur youtube…

En fait là, au fond de moi je pourrais rentrer demain, le cœur n’y est plus du tout, mais j’essaie tant bien que mal de me convaincre que ça serait du gâchis de bâcler toute la fin du voyage maintenant…

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Amendes et corruptions, derniers jours en Ukraine…

12-14 septembre

Je prends la route en direction de Lviv en fin de matinée. Les chauffeurs ukrainiens roulent toujours aussi mal, mais la route est par endroit tout neuve. En effet, l’Ukraine, comme la Pologne, accueille l’euro 2012 et ils doivent faire pas mal d’aménagement au niveau routier, ce qui est très certainement un bien pour le pays. Il y a tout de même de nombreuses sections en construction et là, ça n’avance pas tellement…

Soudain je vois une voiture de police au bord de la route avec un radar, je plante sur les freins, mais c’est trop tard, ils me font signe de me ranger au bord de la route… Verdict, 87km/h au lieu de 60 ! J’essaie tant bien que mal d’argumenter qu’il n’y a de panneau de limitation de vitesse à nul part, mais rien à faire. En Ukraine, il n’y a pas de panneaux indiquant la vitesse, c’est les panneaux qui indiquent le début et la fin d’un village qui font foie, et c’est pas évident parce que les panneaux indiquant les districts ou les rivières sont très similaires…

J’ai pas le choix, je dois passer à la caisse. Il me font bien évidemment le coup du protocole pour me faire un peu peur, et après me demandent l’équivalent de 50 euro. Je sors mon porte-monnaie où je ne mets jamais toute mon argent et je lui montre que j’ai l’équivalent d’environ 35 euro. Il me ramasse le tout et me dit que c’est ok !

A peine un kilomètre plus tard, une voiture de police avec les sirènes me fait signe de m’arrêter ! Bordel, qu’est-ce que j’ai encore fait ?!?

C’était les flics qui m’ont déjà arrêté, j’avais perdu la pochette avec toutes mes cartes (crédit, permis, assurances, …) et ils venaient me la ramener ! Quel bol ! Corrompus, mais sympa les poulets

Mes rencontres avec les services de l’ordre ne s’arrêtent malheureusement pas là puisque qu’un peu plus tard, je me fais encore une fois arrêter par une voiture avec les sirènes…

Le motif cette fois ? Dépassement dangereux… J’ai fais un dépassement dans un virage un peu limite c’est vrai et la voiture qui arrivait en face a dû se mettre de côté, et devinez quoi, les flics étaient justement derrière moi et ont fait une jolie photo… Techniquement je ne suis pas vraiment sûr que c’est une faute, parce qu’il y avait une ligne non continue, mais bon ils ne sont pas faciles à amadouer ! Bien évidemment, il me ressort le protocole et me dit que l’amende sera de, tenez-vous bien, 750 euro ! Là j’éclate de rire et je lui dit que c’est impossible ! Il garde tout son sérieux et me confirme encore une fois la somme. J’attends et je ne fais rien. Après une minute, il me marque sur un bout de papier qu’il veut 50 euro et que je peux partir. Je tiens bon et j’insiste un peu, je refuse de payer, et j’essaie à nouveau le bon vieux coup de l’ambassade qui avait bien fonctionné au Tadjikistan… Mais je crois qu’il ne comprennent pas le mot, et ils commencent vraiment à s’énerver un peu en me demandant la tune ! Le problème c’est que j’ai plus rien dans mon porte monnaie et je dois puiser dans ma banane ventrale, et donc ils voient de qu’il de l’argent. J’essaie de donner 40, mais ça ne passe pas et au final, comme j’ai pas de plus petites coupures je dois donner 60 et il ne me rend bien évidemment rien…..

Je suis bien énervé de dépenser aussi stupidement mon argent, mais au final, je ne peux m’en prendre qu’à moi-même puisqu’en tout cas la première fois c’est entièrement de ma faute… Mais bon, franchement, je ne suis pas de mauvaise foie, mais il faut quand même dire que les autres automobiliste roulent quasiment partout à la même vitesse, et ces fichus villages, on ne sait jamais quand ils commencent ou quand ils finissent, et tout le monde dépasse les lignes blanches continues… C’est vraiment parce que je suis un touriste quoi !

L’arrivée à Lviv est un peu chaotique parce qu’il y a de nombreuses rues piétonnes et c’est la galère pour trouver un endroit où parquer ma moto. Je trouve finalement un parking payant surveillé pour la laisser et un hostel assez sympa où je me retrouve seul dans un dortoir pour 4.

Le lendemain, je me pointe au rendez-vous de Free Tour, et je suis à nouveau seul avec la guide. La ville est vraiment très belle, et contrairement à Kiev, la plupart des bâtiments n’ont pas été détruit pendant la guerre. C’est une ville relativement ancienne puisqu’elle a été fondée au XIIIe siècle et elle a fait successivement partie de la Pologne et de l’Autriche avant d’être intégrée à l’Ukraine. Lviv est inscrite au patrimoine mondiale de l’Unesco et on voit que tout à été fait pour les touriste. Les noms de rues en cyrillique et en anglais, des panneaux indiquant les points d’intérêts, des cartes permettant de se repérer et même du wi-fi dans le parc !

Depuis quelques jours j’ai un point dur dans la direction de la moto, et c’est vraiment très gênant quand je suis dans un virage. Le guidon bloque lorsque la roue est droite. J’avais déjà eu le même problème au début de mon voyage et avait pu réglé le problème en Finlande chez mon ami Sakke. Les roulements étaient pleins de sable, il fallait juste les nettoyer et les graisser.

Après le tour, je vais donc chercher ma moto et me rends à l’adresse d’un mécanicien que la réceptionniste de l’hostel m’a donné. Je perds environ 1h pour faire 6km dans les bouchons, sans trouver le garage. Tous les gens à qui j’ai demandé des informations m’ont dit qu’il n’y avait rien au centre ville… Pff, je retourne donc à l’hostel et dans mon dortoir il y a une nouvelle venue, une femme de 75 ans ! Je suis vraiment impressionné qu’une personne de cet âge voyage seule, et dors dans un dortoir! Bon, comme elle ne parle pas anglais, je ne peux pas discuter avec.

Le soir je ressors en ville pour aller dans un fameux restaurant qui s’appelle Kreivka, où l’on doit dire un mot de passer pour entrer « Slava Ukraina ». Il est pas facile à trouver et le gars derrière la porte fait rentrer les personnes une à une, habillé en soldat de la seconde guerre mondiale, avec une mitraillette au bras. Il me sert ensuite un shot de vodka et je peux entrer dans le bistro, enfin je devrais plutôt dire descendre, puisque il est sous terre. La décoration est génial, on a l’impression de se retrouver dans un abris de soldats pendant la guerre. Tout est en bois et en pierre et partout il y a des armes, des objets de la guerre, des affiches et des photos. La carte des menus est très bien faite également, et la nourriture est servie dans des assiettes en tôles.

Mercredi je pars relativement tôt. Mon but étant d’arriver à Brasov en Roumanie en début de soirée, un trajet de 730km. Le passage de frontière se fait relativement facilement. Au contrôle douanier, alors que je vois de grandes affiches en toutes les langues mettant en garde des risques encourus par la corruptions de douaniers (amende pour le douanier et pour la personne qui essaie de soudoyer le douanier), je vois de mes propres yeux, un douanier devant moi faisant comprendre à la famille qui était dans la voiture, qu’il voulait quelque chose… Il part avec la femme dans le bureau, qui avait à la main son porte monnaie et quelque chose emballé dans du papier qui semblait être une bouteille…. Elle revient 5 minutes plus tard sans le sac…

Quand à moi, c’est finalement un autre douanier qui me prend en charge, et quand il voit mon passeport suisse il me dit, bonne route !

Les quelques premiers centaines de kilomètres sont relativement monotones, mais avec la tombée de la nuit, j’attaque des routes sinueuses et je me tape même un col en pleine nuit. C’est de la folie, je ne vois rien du tout avec mon phare de merde et il y a plein de camion qui empruntent cette route de nuit. J’arrive finalement vers 21h30 après 13h de route dans l’hostel que j’avais sélectionné, et il y a encore un lit pour moi. Inutile de dire que je ne fais pas long feu avant d’aller me coucher !

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Kiev et Chernobyl

8 au 11 septembre

Pas de bol, quand j’arrive à la périphérie de Kiev, il commence à pleuvoir. Je me retrouve donc vers 17h, coincé dans les bouchons, à chercher une des adresse d’hostel que j’avais introduite dans mon gps…

Après avoir lamentablement échoué à trouver le premier, je m’attaque à la seconde adresse, qui m’amène droit au centre de Kiev sur la place de l’indépendance… Avec un peu de patience je trouve la place, sans pouvoir compter sur l’aide des locaux puisque les personnes qui ont le restaurant de l’autre côté de la rue ne connaissent pas… Bravo !

On est décidément plus en Russie ! La réceptionniste est très sympa et parle anglais, on peut payer avec la carte de crédit et c’est vraiment pas cher ! Je fais connaissance avec un plombier américain qui voyage en europe avec son frangin et qui n’arrête pas de parler de combien il gagne, de la réussite de son entreprise et du nombre d’amis qu’il a sur facebook… ça me gonfle à un point que je prétexte une longue journée de route pour aller dans mon lit écouter de la musique pour ne surtout pas l’entendre répéter la même chose aux autres personnes du dortoir…

Ce qui a tout de suite attiré mon attention dans le réception de l’hostel, c’est la pub pour les tours à Chernobyl ! Je voulais absolument aller à Chernobyl, mais d’après les informations que j’ai trouvé sur le net quand j’étais à Odessa, c’est illégale depuis juin et de nombreuses personnes qui avaient réservés des tours n’ont pas pu y aller, j’avais donc un peu abandonné l’idée… La réceptionniste me dit qu’il y a aura un décision qui sera prise au cour du mois si le gouvernement décide d’autoriser à nouveau les visite ou de toute simplement les interdire, mais que pour l’instant, il semble que c’est encore possible, elle va me confirmer tout ça demain…

le lendemain matin, la météo est exécrable, j’en profite pour dédié cette journée à la visite des musées.

Tout d’abord je visite le monastère de Pechersk Lavra, qui est un des incontournable de Kiev d’après mon lonely planet… Ce qui me motive surtout c’est les catacombes qu’on peut visiter a la lumière d’une bougie… La réalité est bien différente de ce que j’étais imaginé et j’en ressort un peu déçu.

Je commence aussi a en avoir ras le bol de visiter des villes seul et en pour couronner le tout, mon ipod est totalement déchargé, du coup j’ai même pas de la musique pour me distraire …

Je continue ma journée culturelle en visitant le musée de la seconde guerre mondiale, dont tout fait penser à celui de Volgograd, mais contrairement à Volgograd où le musée et le mémorial sont à deux endroit différent, ici tout est sur le même site. Il y a aussi une statue de la mère patrie, mais elle est plus petite et recouverte de métal, il y a également une énorme allé avec des canons et des chars, ainsi que des immenses fresques murales avec des sculptures représentant des soldats au combats ou des civils dans la terreur… J’adore ces mémoriaux soviétiques, ils sont vraiment réalistes et émouvants.

L’intérieur du musée est la copie conforme de celui de Volgograd (ou l’inverse), avec l’avantage de disposer d’une feuille A4 plastifiée avec des explications en anglais dans chaque salle. Dans le socle de la statue il y a un mémorial aux soldats morts pendant la guerre avec un liste de noms totalement hallucinante tellement elle est grande.

Une fois la visite terminée, je rentre gentillement à l’hostel et à 21h je me joins au pub crawl, un tour des pub organisé par une fille de l’hostel. Avec moi, les 2 américains de mon hostel, un mexicain qui parle à peine anglais, 1 allemand avec une thai qui n’a pas dit un mot de la soirée et 2 belges flamants assez cool. On boit quelques bière dans 2 pubs et je rentre vers minuit parce que c’est pas franchement incroyable…

Le lendemain matin départ à 9h pour Chernobyl. Pendant les 2 heures que durent le trajet, on regarde le film « the battle of chernobly », que j’avais déjà vu et qui est vraiment excellent. Nous sommes 16 personnes, des anglais, un coupe d’australien, des slovaques et un américain. On doit signer une décharge qu’en aucun cas on se retournera contre l’organisateur en cas de problème et on retourne dans le bus pour aller en direction de Pripyat. On reçoit 2 compteurs Geiger et le guide nous explique rapidement comment ça fonctionne et quelles sont les valeurs à risques. Disons-le tout de suite, le guide est totalement inutile, il ne nous explique quasiment rien du tout, heureusement qu’avec nous il y a l’américain qui travaille dans la recherche atomique et qui nous explique exactement les taux de radiations qu’on peut ingérer sans risques. D’ailleurs, le fait que lui soit ici, ça me rassure un peu !

On passe rapidement à travers une forêt qui est très radioactive, c’était un des village qui a du être totalement rasé après l’incident et entièrement enterré, tellement c’était radioactif. Rassurez-vous, ça l’est toujours, mais ça n’empêche pas la faune de pousser.

On passe rapidement devant les réacteurs et on fera une halte au réacteur 3, celui qui a explosé, pour faire quelques photos d’assez loin. Il y a des gardes et on a uniquement le droit de prendre les photos dans une direction, car en Ukraine il y a une loi qui interdit de prendre en photo les bâtiments militaires et les centrales atomiques, et donc on ne doit pas pouvoir faire de photos des autres réacteurs.

Le principal intérêt de ce tour est la visite de Pripyat, qui était une ville de près de 50’000 habitants avant la catastrophe. Le bus nous laisse au milieu de la ville et on est libre d’aller absolument où on veut, le guide reste devant le bus à fumer des clopes. J’ai avec moi un des deux compteur geiger ce qui me permet de surveiller le niveau des radiations.

La ville est vraiment impressionnante, et tout un tas de sentiments m’envahissent. Tout d’abord, de l’excitation parce qu’on est seul dans une ville fantôme, il n’y a pas de bruit, pas d’animaux, des arbres poussent partout sur les routes et même dans les bâtiments… Je vais visiter l’intérieur d’un magasin, la salle de spectacle, le parc d’attraction avec la fameuse roue et les autos tamponneuses, la salle de sport avec la piscine… C’est fascinant, je pourrais rester une journée entière à explorer et faire des photos ici. Si on essaie de se mettre à la place des gens quand on leur a dit qu’il avaient 2 heures pour évacuer la ville, difficile d’imaginer ce qu’ils ont du ressentir, mais je pense qu’à leur place j’aurais également pensé que c’est juste pour quelque jours. Parce que maintenant on a beau savoir que les radiations sont dangereuses, mais on ne ressent rien du tout, comment avoir peur de quelque chose qu’on ne peut pas sentir… Vraiment flippant !

En tant que touriste avide de sensations, je trouve vraiment dommage que toute la ville à été pillé et vandalisée. Des gens sont venus quelques temps après la catastrophe pour prendre tout ce qu’ils pouvaient (il n’y a plus une voiture par exemple), et bon, ça on peut pas trop les blâmer, mais ce qui est vraiment lamentable, c’est que tellement de choses ont été cassées. Il y a du verre brisé partout. Imaginez comment serait la ville si tout était resté en place, figés après 25ans.

Après environ deux heures on va manger à la cantine avec les employés de Chernobyl, je me réjouis même des portions considérables qu’on reçoit… Malheureusement, la Borch est la pire que j’ai jamais mangé et tout le reste est absolument infecte également…

Je suis au final très satisfait de ma visite, parce que ce qui m’intéressait surtout c’était de me promener dans la ville fantôme et là j’en ai eu pour mon argent, je pensais pas avoir autant de temps ni de liberté… J’aurais bien voulu avoir plus d’information de la part du guide, parce qu’il en connaissait un rayon, je lui ai posé quelques questions et il savait absolument tout… J’aurais bien voulu aller voir l’endroit où ils ont mis tous les hélicoptères et véhicules utilisés après l’incident, mais le guide m’a dit que ça fait maintenant 5 ans que l’endroit est totalement interdit d’accès pour des raisons qu’il ignore. En passant les différents check-point (pour ceux qui espère y aller sans tour organisé je vous dis tout de suite, vous pouvez oublier, impossible il y a des check points partout) on doit montrer nos passeports et passer dans une machine qui contrôle si nous avons été exposé à des radiations trop élevées, ce qui ne fut, bien heureusement pour nous, pas le cas.

De retour à l’hostel je vais souper avec André, l’allemand qui dort dans le lit sous le mien. La réceptionniste nous a conseillé un bon resto de bouffe ukrainienne pas cher. Comme beaucoup de restaurant en Russie également, c’est en fait une cafétéria. On choisi les plats et tout les prix sont calculés en fonction du poids. D’ailleurs j’en avais jamais parlé, mais c’est le cas presque partout en Russie, même les boules de glace sont facturées au poids. Et quand c’est pas le cas, dans la carte des menus des restaurant, il y a les grammes pour tous les ingrédients du plat, même la sauce…

Toutefois, ce sera pour moi la seconde grosse déception culinaire de la journée, tout est froid et vraiment pas terrible… J’aurais préféré payer plus pour manger quelque chose de bon…

Dimanche, il fait un temps absolument magnifique et j’en profite donc pour visiter la ville. Je me rends au point de rendez-vous pour les « Free walking tours » à midi, des visites guidés où le guide est payé en pourboire. J’avais déjà pris part à ces tours à Prague et c’était bien sympa, surtout quand on est seul.

Je suis seul avec ma guide, Olga, une étudiante qui fait ça le week-end pour arrondir ses fins de mois. On passe 2 heures à se promener dans la ville et comme on est que le deux, je peux lui poser plein de questions, et le tour guidé vire plutôt en discussion. Elle veut me prendre en photo devant tous les monuments et statues et crois que je dois avoir une photo de moi à côté de chaque statue de la ville… Elle me fait aussi goûter une boisson typique ukrainienne, le Kompot, qui est faite à base de fruits sec. C’est pas mal, mais je préfère la Kvass, qu’on trouve également partout en Ukraine, pour mon plus grand plaisir. D’ailleurs à Kiev on peut l’acheter en pression, et elle est bien meilleure qu’on bouteille.

Ce qui est également très agréable le week-end à Kiev, c’est qu’ils ferment 2 artères principales au trafic, et ça devient de grand boulevard piéton.

Après avoir mangé une morse je retourne à l’hostel et à 18 h je repars avec André pour le second tour de la journée qui est plus orienté architecture, alors que le premier est historique. Nous avons de la chance, nous sommes que les deux, avec la guide, Tanya, une copine à elle qui s’entraîne pour être guide et encore un ami, Sasha qui se joint au tour pour un peu pratiquer son anglais.

On visite donc des parties totalement différentes de la ville, et je constate que Kiev à également beaucoup de parcs et zone vertes. C’est vraiment une superbe ville.

Après le tour, on va boire un verre avec André et Tanya, et finalement on soupe ensemble dans un petit restaurant.

Ce que j’ai trouvé un peu nul par contre, c’est qu’on doit retourner au centre d’information pour leur donner les pourboires, et le mac, heu pardon la personne qui est au bureau, prend la moitié de la somme ! C’était pas le cas à Prague.

Sur le chemin de retour vers l’hostel on s’arrête un moment pour regarder le concours de danse sur la place d’indépendance qui est bondée de personnes. Il y a une immense scène, des écrans géants et c’est transmis en direct à la télévision. C’est un concours qui oppose chaque weekend des villes de toute l’Ukraine, un peu un truc du genre la nouvelle star, mais pour la danse et avec des groupes d’une vingtaines de personne qui dansent en même temps. Manque de pot, on arrive vers la fin et on a surtout droit à du blabla…

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Odessa et la Crimée

31 août au 7 septembre

J’arrive au port d’embarquement du ferry après quelques kilomètres sur une fine bande de terre avec la mer noire des 2 côtés. Du côté russe la paperasse est assez rapidement expédiée. Je rencontre 3 motards estoniens qui par chance parlent un peu anglais. Ils ont fait un trip de 5 jours, ayant roulé parfois plus de 1500km par jour ! De la folie !

Le ferry est tout petit comparé au mastodon que j’avais pris pour aller en Finlande et on n’a même pas besoin d’attacher les motos. Après une bonne demi-heure, on est en Ukraine, ou plus précisément dans la république indépendante de Crimée.

Du côté de la douane ukrainienne on nous fait poireauter au soleil sans aucune raison… Mes amis estoniens ont quelques problèmes avec les douaniers qui veulent un peu d’argent pour les laisser passer plus rapidement… Et oui, joli exemple de corruption dès l’entrée dans le pays.

Comme ils n’ont pas de petites coupures, je leur prêtes 8$, ce qui leur permet de passer. A mon tour maintenant, et je fais mine de ne rien comprendre et retourne à la moto. Après 5 minutes il me fait signe que je peux partir.

En passant la frontière je vois sur ma gauche un petit bureau vendant vendant des assurances et du coup je me souviens avoir lu sur le forum de Horizons Unlimited, que les policiers ukrainiens contrôlaient systématiquement les touristes et donnaient de belles amendes à ceux qui ne possèdent pas d’assurance. Du coup, j’en achète une et rejoins ensuite mes 3 motards qui sont en train de fondre au soleil. On décide d’aller ensemble jusqu’à la prochaine ville pour chercher de l’argent, mais à peine 500m plus loin, alors qu’eux peuvent passer, je me fais arrêter à un checkpoint de police. Motif, franchissement de ligne blanche continue, et oui on était tous de l’autre côté de la route… Quel manque de bol que c’est moi qui me fait arrêter.

Les classique « Straff » et « Protokol » me pendant au bout du nez, mais je fais mine de ne rien comprendre et j’attends. Le policier est persévérant mais comme il ne parle pas anglais, il n’a aucun moyen de m’expliquer ce qu’il veut. Après une bonne dizaine de minutes, il retourne dans sa cabine et je prends ça pour un « ok, c’est le moment de partir » et je me taille vite fait !

Plus de trace de mes amis estoniens, tant pis, je continue ma route vers Odessa. La route longe la côte de la mer noire. Je m’arrête dans la petite station balnéaire de Feodosiya et trouve un chauffeur de taxi qui m’amène vers un B&B pas cher et sympathique.

Ici on est en Ukraine, mais tout me fait penser à la Russie, les paysages, la nourriture, la musique, les constructions… L’avantage c’est que je peux encore boire de la Kwass !

J’ai décidé de ne pas aller à Yalta et Sevatopol pour gagner un peu de temps et surtout éviter de de taper le trafic des grandes villes par cette chaleur.

Au lieu de suivre la côte, je vais donc couper au milieu du pays. Les paysages sont très monotones, il y a toujours ces immenses champs de tournesols et beaucoup de stands de légumes et fruits tout au long de la route. C’est comme si tous les paysans vendent leur production au bord de la route, parfois, il y a des stands sur plusieurs centaines de mètres, vendant tous exactement les même produits, des pastèques, des pêches, des pommes, des poivrons et des oignons.

En fin d’après-midi je décide de m’arrêter dans un charmant Motel à quelques kilomètres de Kherson. Par rapport à la Russie, en Ukraine on remarque un sérieux effort à rendre les motels attractifs, certains sont vraiment magnifiques, avec un petit jardin, enfin tout ce qui fait qu’un endroit est agréable à l’œil et qu’en Russie personne ne semble y porter une importance…

Le lendemain, je me tape encore près de 400km par une chaleur étouffante et une route toujours aussi monotone. Les chauffeurs ukrainiens sont de vrais chauffards, quasiment tous sans exception et si je laisse plus de 10 centimètre d’espace entre ma roue avant et la voiture qui me précède, peut importe qu’il soit au volant d’une voiture, d’une camionnette ou d’un semi remorque, le chauffeur qui me suit va forcer le passage et s’enfiler. Les lignes blanches continues et autres virages sans visibilité ne constitue pas du tout un problème pour ces chevaliers de la route…. A mon grand malheur ! C’est relativement stressant de rouler dans ces conditions et pour l’instant je peux dire que c’est les pires chauffeurs que j’ai rencontré durant tout mon voyage.

J’arrive en fin d’après-midi à Odessa. Je dirais que c’est la première grande coupure avec la Russie. C’est charmant, c’est très touristique, il y a des bars et des terrasses partout, des restaurants de différents pays, la mer, des clubs, des attractions de fête foraine, des magasins de souvenir, c’est quasiment ce qu’on peut attendre d’une ville européenne au bord de la mer. Et ça fait vraiment plaisir. Ce qui surprend tout de même c’est la concentration incroyable d’immenses 4×4 qui coûtent les yeux de la tête quand on sait que le salaire moyen en Ukraine est inférieur à 300$ par mois !

Il y a beaucoup de choses à voir et à faire, et pendant les quelques jours que j’ai passé là-bas, je suis bien entendu allé voir les fameux escaliers de Potemkin ainsi les différents monuments historique comme le magnifique opéra.

Totalement par hasard, j’apprends que pendant mon séjour on fête l’anniversaire de la fondation de la ville, et pour l’occasion il y aura un grand festival au centre ville, des feux d’artifices et toutes sortes d’attractions. Avec quelques personnes que j’ai rencontré à l’hostel on y va déjà pendant l’après-midi et malheureusement, la météo se gâte ! La pluie est au rendez-vous pendant le festival, et il fait même froid. Je suis en short et T-shirt et je suis totalement trempé. Au vu de la foule, j’ai pas trop envie de retourner à l’hostel qui se trouve à bien 20 minutes de marches et du coup je me les cailles pour tout le reste de la soirée. Le feu d’artifice est mémorable, un des plus beau qu’il m’ait été donné de voir je dois dire. Je rentre direct après, avec quasi certitude que je vais payer cette erreur demain, connaissant bien mon métabolisme… Je prends même les devants en me préparant un Neocitran avant de me coucher, mais malheureusement c’est déjà trop tard… Je me réveille au milieu de la nuit avec un puissant mal de cou.

Le lendemain matin, c’est la cata et je passe la journée au lit à manger des Ricolas et à me droguer du mieux que je peux pour guérir rapidement. Le surlendemain mon mal de coup est passé mais je me tappe un bon vieux rhum, je suis crevé et je fais quasiment rien de la journée… Et ce genre de jour, on est très heureux d’avoir un ordinateur avec internet pour passer le temps !

Le jour suivant je suis presque en forme et je vais voir le spectacle au fameux Delphinarium avec Nastia, une copine que j’ai rencontré le soir de la fête de la ville. Je m’attendais pas à grand chose je dois dire, et j’ai été vraiment impressionné. C’était totalement incroyable ce que les dresseuses étaient capable de faire avec ces dauphins, elles surfaient même sur leur dos ! Et même la musique était très bonne ! Je recommande absolument…

Je n’ai pas échappé à un après-midi à la plage, et j’en ai profité pour faire du jet-ski ! La mer noire est très froide selon mes standards et j’ai pas fais long feu dans la flotte je dois dire…

Je passe quasiment toute la journée suivante à planifier la suite de mon voyage, puisque je n’avais pas de plans précis après la Russie, j’ai tracé une ligne un peu au hasard sur mon itinéraire, du coup, maintenant je dois me casser les couilles à organiser la suite. Je voulais directement entrer en Roumanie depuis Odessa, mais je me rends finalement compte que ce n’est pas possible sans passer par la Moldavie, et je veux à tout prix éviter ça, après avoir entendus les déboires de 2 motards allemands. Pour traverser la Moldavie depuis l’Ukraine, on doit également traverser la république de Transinitrie, qui est totalement corrompue, et il faut payer des bakchichs tous les quelques kilomètres aux barrages routiers  à des gars armés de Kalachnikov… Non merci !

Je décide donc de contourner la Moldavie et de passer par Kiev.

Je pars le lendemain en fin de matinée et décide de faire les quelques 500km en 2 jours. La route est en bien meilleur état qu’en Crimée et je passe la nuit dans un motel à 200km de Kiev.

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Poka Russia!

25 août

L’avantage d’avoir un hotel à 60 balles la nuit, c’est qu’on a droit à un petit déjeuner… Ok je sais pas is je suis gagnant au final, mais bon, positivons un peu tout de même… Mes yeux aguerris au repérages de… jambes d’hommes en pantalons et bottes de moto ne manque pas de répérer un couple assis à la table d’à côté. Bien entendu, je me permets de les accoster et je me joins à leur table. C’est eux qui ont la BMW GSA que j’ai vu hier soir en amenant ma vieille dans le garage de l’hotel. Il est allemand et elle est kirghize, ils sont en route pour Bichkek, où ils comptent s’installer pour vivre. Ils ont un planning très chargé puisque leur itinéraire compte une moyenne de 600km par jour ! Mais bon, avec la confortable selle de la GSA, j’ai pas trop de soucis à me faire pour eux…

Alors que je commence à charger ma moto, un processus qui necessite 3 trajets pour prendre tous mes bagages, je fais connaissance avec le propriétaire de la seconde moto qui était dans le garage, une ktm 950 Adventure. C’est un américain qui voyage en solo, en direction de la Mongolie… On discute un bon moment ensemble et il me sape bien le moral en me disant ses prédictions que l’euro va se casse la gueule l’année prochaine et qu’il risque d’y avait de gros problèmes en Asie du sud est, si le prix de la nourriture va augmenter comme il le pense… Il m’a même laissé sa carte de visite en me disant, pense à moi quand ça arrivera, je suis économiste je sais de quoi je parle… Bon, j’espère qu’il se trompe, les économistes ont aussi de fâcheuses tendances à se tromper non ?

Je suis enfin prêt à partir aux environ de midi pour Volgograd, alors que lui part pour Atyrau au Kazakhstan.

Route excellente mais monotone, comme la plupart du temps en Russie, j’arrive à Volgograd en fin d’après-midi. Le premier motard russe que je vois sur la route me dépasse et comme la plupart des motards russes que j’ai rencontré, s’arrête au bord de la route pour me saluer. J’en profite pour lui demander où est-ce que je peux trouver un endroit pour faire ma vidange, à grand renfort de signes et de mimes… Quand il comprend enfin ce que j’essayais d’expliquer, il me fait comprendre qu’on peut aller chez lui, me fait signe de le suivre pour aller acheter de l’huile dans un magasin avant d’aller jusqu’à son garage. Sa CBR 900 n’a bien entendu pas de plaque d’immatriculation, comme la majorité des motos en Russie.

On fait la vidange, on en met partout , comme d’hab, mais au vu des nombreuses tâches d’huile déjà présente, je présume que ce n’est pas vraiment un problème.

En une demi-heure c’est réglé, et Sasha se propose de me faire un petit tour de quelques monuments dans la ville. On va donc jusqu’à la statue Lénine, qui se trouve au bord de la volga. Elle est très impressionnante. Le soleil commence à se coucher et on part pour un parc qui est l’endroit de rassemblement des motards de Volgograd si j’ai bien compris la chose. Un copain de Sasha, Genia nous rejoint, on boit quelques bières et ensuite on va manger dans un petit bistro assez sympathique. Genia parle quelques mots d’anglais, nos discussions sont assez limitées, mais on arrive presque à avoir un semblant de conversation… Sasha fait des courses de side-car de cross sur un Ural et il me montre toutes les photos qu’il a dans son natel, y compris celles de sa copine.

Il me fait aussi comprendre qu’il veut m’héberger, et je dois dire que ça m’arrange vraiment parce qu’il est déjà tard et que j’ai rien du tout. En plus, l’américain que j’ai croisé ce matin, m’a dit que le jour d’avant quand il était ici c’était quasi impossible de trouver une chambre libre dans la ville à cause d’un congrès qui a lieu en ce moment…

26 août

A 9h, quand Sasha part pour le boulot, je quitte son appart avec lui et m’en vais au centre ville. Je parque ma moto et visite un peu une rue piétonne relativement charmante pour la Russie, il faut le dire. Il y a plein de petites voiture éclectique que les parents peuvent louer pour leur mioches, sertaines sont fournies avec télécommande, donc pour que les papas puissent s’amuser tout en ayant l’air de promener leurs bambins, ou alors celles que les enfants peuvent conduire eux-même. Ce genre de voitures électriques semblent être très populaires ici en Russie, j’en ai vue dans toutes les grandes villes.

Sur une place un groupe pas tout jeune joue des chansons datant probablement de l’ère soviétique, au vu de l’âge des mamies qui s’en donne à cœur joie sur la place ! C’est vraiment sympa, et d’ailleurs je dois dire que j’aime bien ces chansons traditionnelles russes, c’est nettement mieux que de la schlager allemande ou notre yodel national….

Je pars ensuite pour visiter le musée de la bataille de Stalingrad. En effet, Volgograd était la fameuse ville de Stalingrad à l’époque, où a eu lieu une des plus importante bataille de la seconde guerre mondiale. L’intérêt du musé est un peu limité pour moi puisqu’il n’y a aucune information en anglais, mais il y a énormément d’objets de la guerre en exposition, aussi bien russe que nazi. Au second étage du bâtiment, il y a un panorama de la bataille. C’est une fresque peinte sur 360°, avec certains éléments du décors qui sont réels, histoire de donner un espèce de rendu 3D. C’est très bien fait, mais encore une fois, dommage que les guides font la visite uniquement en russe…

Je termine mon après-midi en glandant un peu sur un terrasse en attendant que Sasha me rejoint après son travail. Il devait me rejoindre à 17h, il arrive finalement à 19h30, des contres-temps au travail d’après ce que j’ai compris.

On mange quelque chose ensemble en ville sur une terrasse, son pote Genia nous rejoins et on part rouler dans les rues de Volgograd avec la tombée de la nuit. Les motards russes sont quand même de vrais rebelles. Toutes les motos qu’on croise roulent sans plaques et avec des échappement tout à fait non homologués, Genia, en temps que passager sur la CBR est en T-shirt sans casque, et aucun motard ne s’arrêtent aux feux rouges, les doubles lignes blanches ne comptent pas pour les motos… Mise à part pour le fait de rouler sans casque que je trouve stupide, je commence à trouver ces motards russes vraiment cool. Cet esprit rebelle qui est lié à la moto et au rock, a quasiment disparu chez nous. Il ne reste plus que le look, pour ceux qui roulent en Harley le dimanche matin… Mais autrement… On a tous bien trop peur de la police, ce qui n’est pas le cas en Russie, où la police souvent n’essaie même pas d’arrêter les motos…

Quand il fait enfin complètement nuit, on va voir la statue de la mère-patrie, érigée en mémoire à toutes les personnes mortes pendant la bataille. C’est une immense (mais vraiment immense) statue de béton de 85m. Elle est vraiment impressionnante et on la voit de très loin déjà. Avant il était possible d’aller à l’intérieur, mais elle est fermée au public depuis qu’elle s’est déplacée de près de 20cm de sa position initiale… Elle n’a pas de fondation et il parait que si elle se déplace à nouveau, elle risque de s’effondrer… Pas très rassurant…

Près de la statue, il y a la traditionnel flamme éternelle, qu’on trouve dans toutes les villes russes, en mémoire aux combattants de la seconde guerre mondiale. Celle-ci est de loin la plus impressionnante que j’ai pu voir en Russie, elle est dans un immense dôme, richement décoré et tout autour du dômes il y a des listes avec les noms de tous les soldats morts pendant la bataille de Stalingrad. C’est tellement énorme que ça me parait totalement abstrait.

On va finir la soirée chez Sasha, ou cette fois je n’échappe pas à la vodka, mais ils me servent de la Beluga, qui est connue comme une des meilleures vodka russes ! Ils me montre plein de vidéos de side car de cross sur Kontakt, la copie russe de facebook et après quelques verres de plus, je sens que ma tête est en train de devenir très chaude, un petit coup d’oeil dans la glace…. en effet je suis tout rouge, c’est le moment de planquer mon appareil photo…

Vers minuit on commence à faire un tournois de need for speed sur la xbox, et je ne me souviens même pas quand je suis allé me coucher…

27 août

En début d’après-midi, quand je me réveille, je suis tout d’abord surpris de constater que je n’ai pas mal au crâne ! Décidément, la Beluga c’était de la bonne !

Vers 16h, Sasha me dit qu’il va aller me montrer le mémorial de la bataille de Stalingrad. Si j’ai dis beaucoup de négatif sur l’architecture soviétique et les villes russes en général, il y a une chose à laquelle ils excellent, et c’est bien les mémorials de guerre. Celui-ci est de loin le plus beau et le plus impressionnant que j’ai pu voir. En fait il se trouve non loin de la statue de la mère patrie. C’est une large allée avec un bassin au milieu, des statues tout autour, et avec sur les côtés deux immenses fresques sculptées dans la roches représentant des hommes au combats d’un façon très réaliste. Dans un e plus petite fontaine où les gens jettent des pièces de monnaies, il y a justement un gars en train de récupérer la tune, devant tout le monde, et bien évidemment il choisit bien ses pièces. Je suis étonné que personne ne dit rien…

28-29 août

Je continue ma route ce matin, après avoir pris congé de mon ami Sasha qui part pour son travail. J’ai un peu plus de 1000 km jusqu’au ferry qui va m’amener en Ukraine. Ce sera 2 jours relativement sans grande surprise. Il fait toujours très chaud, les routes sont bonnes mais toujours très ennuyantes… Toutefois, le décors à quelque peu changé par rapport à la Sibérie. Les routes bordées de sapins ont laissé place à d’immense cultures, dont des centaines de kilomètres de champs de tournesols. C’est vraiment impressionnant la taille qu’ils font. Dommage que quasiment tous les tournesols sont en train de dépérir, les photos auraient été magnifiques autrement. Il y a aussi de gigantesques et horribles batiments de bétons qui semblent être des espèces de super-fermes pour transformer toutes ces cultures en des produits comestibles…

Je passe la première nuit dans un motel environ à mi-chemin. Il se trouve en dehors d’une ville et il n’y a rien d’autre à faire que de regarder un film sur mon ordinateur, mais je dois dire que je m’en plaint pas ! Plus j’approche de la fin de mon voyage, moins j’ai la volonté de faire des efforts pour quoi que ce soit et c’est pareil pour les récits…

Le lendemain, j’arrive en fin d’après-midi au dernier village avant le ferry qui doit m’amener en Ukraine. Je vois la mer noire pour la première fois et surtout une petite et sympathique guesthouse attire mon attention. Je décide de rester ici pour passer la nuit. J’ai la chance d’arriver encore assez tôt pour mettre mon maillot de bain et aller à la mer… Hum… hum… Après avoir testé la température de l’eau avec la pointe de mes pieds, je décide qu’elle est vraiment trop froid pour moi ! Je vais faire quelques emplette dans le mini market du village (si on peut appeler ça un village) avant de me réfugier dans mon plumard pour regarder un film avec des chips, de la bière et du fromage…

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de retour au Kazakhstan

21 août

Encore bien fatigué quand mon réveille sonne à 4h, je ne pars finalement qu’à 4h45. Aussi étonnant que cela puisse paraître, cette nuit il a plu, et je commence donc la journée avec le cul trempé, parce que mon coussin airhawk est bien entendu resté sur la moto….

Je suis un peu inquiet concernant l’état de la route, car sur la carte jusqu’à Beyneu au Kazakhstan, elle est juste indiqué comme une fine ligne de points traitiés… Et même le loney planet indique que 170km après Kungrad, il n’y a plus de route goudronnée….

Toutefois, pour une fois, j’ai de la chance, mise à part quelques très mauvaises sections en travaux pour avoir juste ce qu’il faut de suspense, les kilomètres défilent, dans la monotonie du désert et en fin de matinée je me trouve à la frontière. Une énorme file de véhicule est parquée devant les grilles fermées… Bon, ça va prendre du temps on dirait. J’en profite pour aller acheter quelque chose à manger et on m’accoste pour changer les sum qu’il me reste en tenge… Le taux est mauvais et je me dis que cette fois, je ne vais pas me faire avoir, je changerai dans une banque au Kazakhstan… Sauf que je ne savais pas encore, personne ne change les sum en dehors de l’Ouzbékistan… Damned !

A peine j’ai le temps de manger mon pain, qu’on me fait signe de passer devant tout le monde, un gars ouvre la grille pour moi et la referme aussitôt. Du côté Ouzbèke, les formalités sont liquidées en moins de 15 minutes, personne ne demande à voir les papiers d’enregistrement que j’ai dû faire à chaque hôtel.

J’arrive ensuite dans le no man’s land, où attendent déjà des dizaines de voitures, et surtout énormément de trains routiers, quasiment tous du transporteur allemand Willi Betz. La frontière kazakh est fermée, et je parque ma moto proche de la grille, de sorte à être vu par les gardes, espérant avoir encore une fois un traitement de faveur. Toutefois, il me faudra attendre une bonne heure cette fois, avant que quelqu’un ne daigne venir me chercher…

Alors que je fais la queue pour le contrôle des passeports et que je discute avec un chauffeur biélorusse, un douanier nous fait signe, à moi et aux 3 chauffeurs de Willi Betz de passer devant tout le monde !

Je peux ensuite présenter ma moto au contrôle douanier, et là encore, j’ai droit à un sacré traitement de faveur, ils ouvrent mes valises mais ne contrôlent quasiment rien, alors que les automobilistes ouzbèkes sont fouillés de font en comble, chaque vêtement est déplié et secoué, le filtre à air de la voiture est même démonté et bien évidemment les douaniers utilisent un chien pour trouver de la drogue.

 

A présent les formalités de douane, et là, mon ami biélorusse, Alexander, me donne un coup de main pour remplir les papiers qui sont en russe. Le gars chez qui je dois aller est justement parti en pause pour manger, et donc j’attends son retour sur une chaise. Depuis ma place, j’ai la vu direct sur un autre bureau dont la porte est ouverte et d’où l’on entend la musique mythique de Starwars… Ils doivent être en train de regarder un film ou de jouer à un jeu vidéo… Très sérieux pour une douane…

Finalement, après une dizaine de minutes, j’ai les tampons qu’il me fallait et je peux partir. Alors que je vais récupérer ma moto, les douaniers sont en train de démonter les roues d’une voiture à laquelle on a déjà enlevé les 2 phares…. Les pauvres… S’ils fouillent toutes les voitures comme ça, j’ose pas imaginer les heures d’attentes qui restent pour les personnes avec qui j’ai discuté en attendant que la grille s’ouvre…

En tout cas, je n’oserais plus jamais me plaindre que les passages de frontières sont longs, quand je vois à quel point je suis à chaque fois privilégié. Je me demande par contre si c’est à cause de la moto ou du fait que je suis étranger. J’aurais dû demander aux équipes du Mogolian Rally comment étaient les passages de frontières pour eux qui sont en voiture… Mais c’est claire que c’est toujours plus facile pour une moto de passer devant une colonne de véhicule.

Au Kazakhstan, la route a laissé place à une piste de gravier… Bon, il ne reste que 80km jusqu’à Beyneu, ça devrait le faire…. La piste nécessite pas mal de concentration, car le gravier est profond par endroit et plusieurs fois j’ai senti l’avant partir… Je n’avance pas très vite, à 50-60km/h et avec la température qu’il fait plus la concentration, je sue à grosse gouttes… Il n’y a rien mise à part du désert jusqu’à Beyneu. C’est la plus longue section sans possibilité de ravitaillement d’essence que j’ai faite, près de 440km ! Même en Mongolie on n’a jamais eu plus de 300km sans station !

Beyneu est une de ces petites villes déglinguées comme on peut les voir au Kazakhstan en dehors des grosse ville qui sont modernes… Les routes sont défoncées, les bâtiments délabrés, des déchets jonchent les rues, bref c’est pas franchement charmant… Je trouve un hôtel qui coûte 10 fois le prix de ma dernière nuit, mais qui offre un vrai confort avec une salle de bain et même l’air conditionnée…. Quelle bonheur, c’est exactement ce qu’il me fallait.

Après avoir déchargé ma moto, je pars à la recherche d’un restaurant, parce qu’il est déjà 15h et que j’ai toujours rien mangé mis à part mon pain à la frontière…

Soupe et chachlik accompagnée d’une bière fraîche, puis je m’enferme dans ma chambre bien fraîche pour profiter de l’air conditionné.

22 août

Départ un peu moins matinal que d’habitude aujourd’hui, j’ai seulement 350km jusqu’à Atyrau. Étonnamment, il fait beaucoup moins chaud que les autres jours et le ciel se couvre très rapidement. J’ai juste le temps de sortir ma combinaison de pluie et je parcours près de la moitié du trajet sous la pluie… En règle général, je déteste la pluie, mais là je dois dire qu’à choisir, je préfère ça que rouler par 45 degrés.

En plus la route est goudronnées donc il n’y a pas de difficulté, mise à part l’extrême monotonie des routes kazakhes…. Vers la moitié du trajet par contre, la météo change et j’ai droit à une bonne température caniculaire avec du fort vent latéral, quasiment en permanence… J’ai tellement de bruit dans mon casque que j’ai l’impression de rouler à 150km/h, alors que je ne suis qu’à 80… A quelques dizaines de kilomètres d’Atyrau, je suis accueilli par une bonne vieille tempête de sable….

Bon première mission, trouver le bureau de DHL pour récupérer mon cardan. Je trouve la rue et tourne un peu en rond, avant qu’un gars avec une grosse jeep s’arrête et me demande s’il peut m’aider ! Quand je lui dis que je chercher le bureau de DHL, il téléphone à un ami pour se renseigner et ensuite me fait signe de le suivre et m’amène jusqu’au seul de la porte… Ah, et il m’explique encore comment aller à l’hôtel que je cherche et il me donne aussi son numéro de téléphone si j’ai encore besoin d’aide ! Typique kazah je pourrais dire !

L’hôtel est encore mieux que celui de hier, mais toujours aussi cher, je passe d’une moyenne des nuit à 10$ dans des B&B familiaux avec déjeuner copieux et accueille chaleureux à des chambres d’hôtels à 40$ sans déjeuner. Mais pour une fois, les réceptionnistes sont assez sympathiques et j’arrive même à leur décrocher un sourire ! Cerise sur la gâteau, il y a du wifi ! Tiens, gentiment je suis en train de revenir à la civilisation !

Après être allé mangé, je vais encore changer de l’argent à la banque et croyez-moi sur parole parce que je n’ai pas pu faire de photo, mais il y a une campagne publicitaire pour cette banque avec Gérard Depardieu ! Au Kazakhstan !

Au point ou j’en suis, je vais encore essayer de trouver une clé à molette car malheureusement, il me manque encore une seconde clé de 15 et 16 pour démonter mon amortisseur. Comme parfois dans les stations services ils vendent des outils, je vais jeter un œil… Là, je fais la connaissance de Natasha à qui j’essaie d’expliquer ce que veux, mais c’est pas gagné.. Elle m’amène dans l’arrière cours où il y a des garages voitures… Finalement, je peux montrer au mécanicien ses outils et lui demande où est-ce que je peux acheter ça ? Il me fait comprendre que je n’ai qu’à venir avec ma moto ici pour faire ma réparation.

23 août

Je commence la journée avec la corvée de faire la lessive dans ma douche, et à 10 heures, je suis devant le garage, après être passé à la station de lavage située juste à côté. Toutes les filles travaillant là on voulu poser sur la moto pour faire des photos avec leurs téléphones, je pense que c’était peut-être la première fois que quelqu’un venait pour faire laver une moto.

On me fait une place dans le garage et je commence à démonter mon bras oscillant pour remplacer le cardan quand arrive Almaz, le neveu du propriétaire du garage. Il a 20 ans et il parle anglais ! Il reste à discuter avec moi pendant les 2 heures que nécessitera mon intervention. Je pense que c’était un choix judicieux de me faire envoyer une pièce de rechange, car bien que la réparation ait tenu près de 2000km, le croisillon russe a déjà bien 0.5mm de jeu… Je pense pas qu’il aurait tenu jusqu’en Suisse. Une fois le travail terminé, j’en profite pour faire quelques autre contrôles de routine avant de prendre congé de mes sympathiques hôtes kazakhs.

A chaque jour suffi sa peine ! Tout d’abord je vais manger. J’avais repéré hier un fastfood qui me faisait bien envie… Le King Burger, qui copie sans aucune gêne le logo et les couleurs du… Burger King… L’intérieur est par contre assez différents, il y a des serveuses qui viennent m’apporter une carte et me servent mon menu sur une assiette comme si c’était de la gastronomie française…. Premièrement, c’était vraiment pas terrible, deuxièmement le hamburger et la portion de frite étaient minuscules et enfin c’était cher puisque j’ai payé quasiment 10 balles pour ça !

Après ce dîner non rassasiant, je fait un tour au supermarché pour me faire un stock de chocolat, jus de fruit et yogourt, et je me réfugie dans ma chambre d’hôtel climatisé pour glander sur internet et regarder des films…

24 août

Bien chanceux que je suis ce matin, le ciel est un peu couvert et il fait 22°C, une température idéale donc pour la moto. Le trajet jusqu’à la frontière se passe sans encombre jusqu’à ce que je me fasse arrêter par un policier au poste de contrôle.

En russe il essaie de me faire comprendre que je ne me suis pas arrêté au stop 100m avant le poste. Il me montre qu’il m’a bien vu, il y a une caméra juste en face du panneau ! Bien évidemment, il veut de l’argent et me demande 100US$. Je fais toujours mine de ne rien comprendre et il me demande mes papiers puis mon permis de conduire. Il met mon permis dans la poche de sa chemise en me faisant comprendre qu’il me le rendra que si je lui paie 100US$… Là je tente un truc un peu gonflé. je lui fais comprendre avec des signes qe je m’en fou, qu’il peut le garder et m’apprête à partir. Il est surpris et m’ordonne de parquer ma moto à côté du poste. Je continue à lui parler en anglais et à faire mine de ne rien comprendre. Finalement, après un dialogue de sourd de 10 minutes, il me rend mon permis et je peux partir… sans rien payer. Ouf….

Le passage de frontière se fait de la façon la plus simple qu’il soit, je suis invité à passer devant tout le monde une fois de plus et je n’ai même pas besoin de refaire les papiers de douane puisque la Russie vient de signer des accords douaniers avec le Kazakhstan et la Biélorussie…

Les steppes désertiques laissent place à des champs verdoyant et des forêts, le contraste est impressionnant. En début de soirée j’arrive à Astrakhan et après une quête de logement toujours aussi difficile, je me retrouve, par dépit, dans un gros hôtel un peu en dessus de mon budget. Je fête mon retour en Russie avec une bonne Kwass bien fraîche et une Borch pas vraiment terrible au resto de l’hôtel.

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Chaleur, pénurie d’essence et cardan cassé!

12 août

A 9h30, le thermomètre digital géant qui trône sur un rond point dans le centre de Douchanbé indique déjà 39°C… Je fais une halte dans un espèce de marché pour voiture avec tout un tas de garagistes pour acheter de l’huile et je pars en direction la frontière. La route est assez bonne et après à peine une petite heure, je me trouve du côté kirgizs de la frontière… Je change les somonis qu’il me reste contre des soum ouzbek, et rétrospectivement j’apprends que je me suis fait arnaqué au passage avec un taux de change vraiment pas avantageux, j’aurais du me renseigner sur internet hier, faut pas espérer qu’on fasse des cadeaux aux pigeons…

La particularité en Ouzbékistan, c’est qu’il y a deux taux de changes, l’officiel pratiqué par les banques et le taux de change du marché noir, qui est près de 30%  plus avantageux! Le taux officiel étant de 1740 sum pour 1$ et au marché noir on peut espérer obtenir entre 2400 et 2500…. Et le plus bizarre dans tout ça, c’est qu’il n’y a aucun risque de changer ses dollars au marché noir, tout le monde le fait.

Je me retrouve donc avec la plus grosse liasse de billets que je n’ai jamais eu en ma possession, 120 billets de 1000 sum, la plus grosse coupure, ce qui représente grosso modo 50$.

Tout se passe bien jusqu’au moment où je passe le contrôle douanier. On me dit que j’ai passé plus de 15 jours avec un véhicule dans le pays sans me faire enregistrer et que je dois payer une amende de 70$ par jour dépassant ce délais. Je n’ai jamais entendu parler de ça et bien évidemment je proteste… et me retrouve dans le bureau du chef de douane à expliquer mon cas, et surtout pourquoi j’ai 2 visas pour le Tadjikistan. Le fait que je sois partis une semaine et que j’ai laissé la moto ici semble poser un problème et ils veulent me faire payer 9 jours d’amende, soit 630$. Je leur montre que j’ai tout les papier en règle, j’avais même dû payer en passer la frontière depuis le Kirghizstan pour recevoir un papier avec 2 jolis tampons, qui devait m’assurer de n’avoir aucun problème à la sortie du pays… Rien à faire…

Je demande à voir la loi qui stipule qu’on a pas le droit de rester plus de 15 jours avec un véhicule dans le pays et surtout qui défini le montant de l’amende… Après quelque minutes on m’amène une feuille en russe avec le chiffre 70 dans une colonne, au milieu de tout un tas d’autre chiffres… Impossible pour moi de savoir ce que ça signifie.

Ne sachant toujours pas si c’est de la corruption ou si je suis vraiment en faute, je joue mes dernières cartes en leur disant que je souhaite contacter l’ambassade suisse de Douchanbé par téléphone et leur demande si je peux le faire depuis leur bureau. Un des garde passe un coup de fils, puis ils me demande d’aller dans un autre bureau et enfin me disent que tout est en ordre que je peux partir… avec un bon gros sentiment de victoire !

Visiblement, le coup de l’ambassade a bien fonctionné, mais j’ai quand même eu chaud aux fesses !

 

Côté ouzbèke lorsque j’arrête ma moto, un petit gros avec une moustache à la Hitler profite de l’autorité que lui donne son uniforme pour me faire faire demi-tour et parquer ma moto exactement 1 mètre avant l’entre où je m’étais mis…

Ça comment bien, il n’y a quasiment personne mais c’est lent…. très lent même… Il y a juste un camion avant moi, et la procédure prend des plombes. En plus, je dois absolument ouvrir tous mes sacs, toutes mes affaires sont fouillées méticuleusement, et en particulier les médicaments…

Il faut savoir que l’Ouzbékistan considère certains anti-douleurs ayant de la morphine comme drogue et on prend de très gros risques si on en possède sans ordonnance. C’était le cas de Robert, le motard anglais que j’ai rencontré à Khorog, qui a du rester 2 semaines en prison, racheter sa moto mise en caution et payer plus de 2000$ un avocat pour ne pas avoir un casier judiciaire pour possession de drogue dure, ce qui lui poserait un gros problème pour obtenir des visas pour d’autres pays…

Heureusement, mise à part des imodiums et des aspirines, il n’y a pas grand chose de bien méchant dans ma trousse et on me laisse finalement partir… C’était le passage de frontière le plus long (près de 3 heures) et le plus difficile que j’ai eu jusqu’à présent. Il en faillait bien pour avoir un peu de suspense dans le récit, j’espère que c’était celui-là !

La bonne surprise est que la route est en relativement bon état, en tout cas pour mes standards actuels et m’amène dans des zone désertiques montagneuses. Ayant quelques problèmes avec mon gps, je suis contraint à m’arrêter à plusieurs reprises pour demander la route et ici également, les gens sont très accueillants et serviables. Toutefois, par rapport au Tadjikistan, sur la route, on me salue rarement, même les enfants sont nettement moins enthousiastes. Ils ont plutôt l’air ahuris en me voyant passer, comme si j’étais une sorte d’extra-terrestre…

Ce qui est par contre vraiment emmerdant en Ouzbékistan, c’est les check points de police, à l’entrée et à la sortie de chaque ville. Je me fais arrêter systématiquement, pour contrôle de passeport et les questions habituels auxquelles je dois toujours répondre ; Non je me suis pas américain, non ma moto n’est pas une Ural, mais une BMW, elle a 20 ans, elle coûte 2500$, non ce n’est pas un téléphone mais un GPS, spoutnik da !, j’ai 30 ans, non je ne suis pas marié…

Les policiers sont sympa en général et veulent faire des photos de moi avec leur natel, mais c’est juste qu’après m’être fait arrêté 5 fois, surtout par la température qu’il fait, je commence à en avoir un peu marre…

En fin d’après-midi, j’arrive enfin à la maison d’hôte qui figure sur mon gps… J’ai beau regarder, mais je ne la trouve pas, par contre il y a un hôtel à quelques centaines de mètres… Fermé pour rénovation… Damned !

Bon, il ne me reste qu’à continuer la route juste qu’à ce que je trouve quelque chose… Vers 20h, la faim aura raison de moi et je m’arrêter tout d’abord dans un restaurant au bord de la route. La bonne surprise est que c’est bien meilleure qu’au Tadjikistan, spécialement la sauce au yogourt que je reçois avec la salade de tomates-concombres…

Je reprends la route alors que le soleil se couche et il fait nuit très rapidement. Vers 21h30, désespéré je m’arrêter pour demander à des policiers où est-ce que je peux trouver un hôtel. Ils m’indiquent précisément comme trouver le prochain hôtel, qui se trouve à quelques kilomètres de leur poste. En règle générale, je dois dire que les forces de l’ordre ont toujours été très serviables avec moi, dans tous les pays que j’ai traversé et je ne peux vraiment pas me plaindre. Je pense qu’ils sont bien plus cool avec les touristes qu’avec les gens locaux, par peur des sanctions en cas de problème (plusieurs pays ont mis au point un système où l’on peut dénoncer les policier corrompus) ou alors par souci de l’image qu’ils veulent donner de leur pays. Un sourire , une poignée de main et quelques mots en russe, et on s’attire tout de suite la sympathie, je l’ai déjà testé à maintes reprises c’est infaillible !

13 août

Il ne me reste plus que 150km jusqu’à Samarcande mais il y a un petit problème que je n’avais pas prévu… Depuis 2 mois, il y a des pénuries d’essence dans tout le pays et à de rares exceptions prêt, on ne peut acheter l’essence qu’au marché noir.

Toutes les stations d’essences sont à sec, et mon réservoir bientôt aussi. En me renseignant un peu, une personne me propose 5l d’essence au triple du prix habituel, en siphonnant sa voiture… J’accepte, j’ai pas le choix… Sur la route je trouve quand même la seule station qui vend encore de l’essence, très facile à repérer avec la file de voiture qui attendent devant. J’ai juste assez d’argent pour acheter 20l, ce qui devrait me permettre d’aller jusqu’à Bukhara.

J’arrive à l’Antica Guesthouse vers midi. Ils ont des chambre entre 25 et 40$ suivant le luxe qu’on veut, mais aussi la possibilité de dormir sur le balcon pour 11$ avec le petit déjeuné, pour ceux qui ont un sac de couchage, ce qui me va très bien.

Il fait extrêmement chaud, plus de 40°C, et les vergers dans la cour de la maison procurent une ombre bienvenue…

En contrôlant rapidement ma moto, je constate qu’il y a des points durs quand je tourne la roue arrière et que le cardan fait beaucoup de bruit… C’est pas bon du tout ! Même si en roulant j’ai rien remarqué de particulier, il va falloir que j’investisse ça de plus près.

 

Le dîner est servi à 13h30, le repas traditionnel ouzbèke, à savoir le Plov. Je fais la connaissance d’Andrea, un cycliste italien et de Will, un miliaire anglais qui a servit une fois en Iraq et deux fois en Afghanistan….

La discussion s’avère forte intéressante et on passe toute notre après-midi à écouter les récits de Will et à lui poser des questions sur la guerre, sur les mercenaires, ce qui se passe sur le front…

C’est très différent d’avoir la perspective de quelqu’un qui a participé aux deux conflits et qui a vu de ses propres yeux ce qui se passe sur le terrain plutôt que de lire que ce la presse veut bien nous dire… Il nous raconte des anecdotes terribles qui montrent à quelle point la vie n’a absolument aucune valeur en Afghanistan. Un exemple parmi d’autres : Régulièrement il y a des afghans qui tuent du bétail de leur troupeau ou même leurs propres enfants en espérant obtenir une compensation financière de la part de l’armée en essayant de faire croire que ce sont des soldats qui les ont tués… Bien évidemment, c’est en vains puisqu’ils n’utilisent même pas les même calibres…

Et tant qu’on y est, un truc un peu moins déprimant, les soldats italiens en Afganistan… Bien sûr, comme on a un amis italien à notre table Will s’est senti obligé de le taquiner et lui disant que les soldats italiens qu’il connaît, sont les seuls qui sont toujours impeccablement habillés, avec des uniformes propres et bien repassés et ils sont toujours fraîchement rasés et bien coiffés.. Et qu’ils s’arrangent pour ne pas être dans le feu de l’action… Je sais pas si c’est vraiment le cas, mais en tout cas ça m’a bien fait rire et rappelé un truc que j’avais lu sur le front africain pendant la seconde guerre mondial, Rommel avait des problèmes avec les troupes italiennes qui ne se battaient pas quand la météo était mauvaise ! Hahaha, ils ont bien raison !

Le soir nous participons à un souper chez l’habitant, dans une des plus ancienne maison de Samarcande. Un couple d’italien et deux français se joignent à nous. Le repas était bon et on a passé une très bonne soirée.

14 août

A 5h30 je pars avec Will pour aller visiter le Registan, un des haut lieu touristique de Samarcande et surtout pour aller dans le minaret pour prendre des photos du lever du soleil.

 

A ces heures le Registan est normalement fermé, mais les gardes, contre un petit bakchich acceptent de laisser monter les touristes… En fait, ils demande 20$ par personne, ce qui est une somme colossale ici ! Nous refusons de payer autant et nous sommes prêts à partir quand il accepte de nous laisser passer pour 5$. Par contre toutes les autres personnes que nous avons croisés ont payé les 20$, donc imaginez-vous combien ce petit business leur rapport chaque jour, probablement qu’ils gagnent chaque jour l’équivalent de leur salaire mensuel en bakchich !

Les monuments sont magnifiques de l’extérieur, mais à l’intérieur tout est brut et décrépit et aucun soins n’a été apporté à leur conservation. Tout de même, la vue depuis le minaret est impressionnante et je ne regrette pas de m’être levé si tôt, mais pour être tout à fait honnête, c’est surtout pour une autre raison… La température ! A ces heureux, c’est encore fait et vraiment agréable pour visiter. Nous avons le temps d’aller voir d’autres Mosquées et Mausolées ainsi qu’un cimetière…

La tradition ici semble être de graver des portraits des défunts sur les tombes, dont la qualité est quasiment proche d’une photo. C’est bien réalisé, mais vraiment kitsch. La palme à celui qui a sur sa tombe, en dessous de la gravure de son portrait, une gravure de lui en motocross et dans une Lada de rally !

A 9h, la température devient déjà extrême pour moi et nous retournons à l’Antica pour savourer le délicieux petit déjeuné composé de yogurt maison avec museli, fruits (figues, raisins et pommes) du verger, confitures maison… Bref, on est choyé…

Le luxe absolu est qu’ici nous avons même du wi-fi, ce qui est très utile pour moi en ce moment puisque j’ai quelques soucis à régler avec ma moto. J’ai déjà reçu une réponse de Joerg, mon support technique ainsi que sur le forum de Horizons Unlimited, sur lequel j’ai fais un poste. Bien évidemment, tout le monde me conseille d’ouvrir pour contrôler le cardan… C’est con, mais j’avais presque espéré pendant quelques secondes qu’on me dises : C’est pas grave, ça arrive souvent, tu peux continuer à rouler sans problèmes encore 10’000km….

Je me décide donc à enlever les deux manchons en caoutchouc des articulations du cardan (une sainte merde à remettre en place) et en enlevant celui du pont arrière je trouve des morceaux de cage de roulement et des aiguilles…

Cette fois c’est claire, je ne peux plus continuer comme ça… Je fais des photos et les poste sur le forum de HU pour avoir des avis sur leur provenance, mais je pense que c’est un des roulement du cardan.

Entre temps, est arrivée la plus grande concentration d’italiens que j’ai jamais rencontré en voyage. Une famille de 6 personnes qui voyagent dans un 4×4 et un bus et 8 jeunes italiens qui font le Silk Road Rally, un rally de charité similaire au Mongolian Rally, mais beaucoup moins populaire car il n’en est qu’à sa seconde édition.

Ces rallys sont destinés à récolter de l’argent pour des œuvres de charité. Pour le Mongolian Rally, les équipes partent de Londres et ont au maximum 6 semaines pour arriver à Ulaanbataar par n’importe quelle itinéraire. Les voitures sont ensuite vendues pour récolter de l’argent pour des œuvres de charité. La limitation de cylindrée est 1200cc et elles doivent avoir maximum 10 ans, sauf pour les ambulances et camions de pompier où il n’y a aucune limitations. Il parait que cette année il y a près de 500 véhicules, dont seulement quelques motos… La cylindrée maximale autorisée de 150cc étant peut-être un des raison…. Toutefois, c’est bien possible que je vais y participer l’année prochaine, je trouve le concept vraiment cool et sur une si petite cylindrée c’est un bon défit!

Je me décide à démonter mon cardan, mais j’ai tout d’abord un autre problème à résoudre, il me faut une douille de 27mm et ce n’est pas une taille très courante… Aucun des véhicules italien n’en a et je dois mon salut uniquement au fait qu’un team américain du Mongolian Rally soit venu ici pour utiliser le Wifi. Ils ont une caisse à outils complète et me prêtent la douille et un cliquet jusqu’à demain matin !

Ce soir je retourne souper dans la même maison, avec un couple d’italien, un couple de français et la grande famille avec lesquels je me retrouve à table. Du coup, ça me donne une bonne excuse pour essayer de rafraîchir mes connaissances d’italien et j’essaie de parler en italien du mieux que je peux pendant la soirée, mais c’est pas facile. Comme c’est la langue que je maîtrise le moins, à chaque fois que j’apprends quelques mots d’une autre langue (un peu d’espagnol en Amérique du sud) et maintenant un peu de russe, tout se mélange et je sors des « da » à la place de « si »…. Mais bon, en gros j’arrive à me faire comprendre et ils parlent aussi français, ce qui aide un peu…

15 août

A 5h30 du mat je suis debout et en train de démonter mon bras oscillant. C’est très rapide et un moins d’une demi-heure, j’ai le cardan dans ma main et là il n’y a plus aucun doute… Un des roulement à aiguille des croisillons est cassé…

Heureusement, j’en ai encore un qui traîne à la maison chez mes parents…. Toutefois, pour être franc, jamais je n’aurais imaginé que je me retrouve à devoir changer le cardan en route, après moins de 26’000km, c’est la durée de vie d’une chaîne ! Dites-moi quel est l’avantage d’avoir une moto à cardan déjà ? Quelle poisse !

La solution la plus simple aurait été de me le faire envoyer ici, à Samarcande et d’attendre qu’il arrive pour réparer la moto et continuer ma route. Toutefois, en cas de contretemps, je risque d’être un peu limite avec mon visa d’Ouzbékistan tout comme celui du Kazakhstan…

Je décide donc de me faire envoyer la pièce sur ma route à Atyrau au Kazakhstan et je vais me débrouiller pour faire transporter ma moto jusque là-bas par camion ou en train. De la sorte, je ne suis pas bloqué ici pendant les 6 jours qu’il faut compter pour la livraison.

J’en parle avec la gérante de l’Antica, qui est la grande boss ici, elle sait tout et connaît tout le monde, s’il y a une solution, elle va pouvoir m’aider… Elle me proposer d’aller avec son cousin, qui est chauffeur de taxi à la gare pour me renseigner, mais d’abord d’aller demander à un garagiste si ce n’est pas possible de réparer la pièce…

Je ne suis pas très convaincu par cette option, pensant que c’est peine perdu, mais je n’ai pas grand chose à perdre d’essayer…

Nous allons tout d’abord dans une fabrique de moto, si j’ai bien compris c’est des motos chinoises, mais je n’en ai pas vues et comme mon chauffeur ne parle pas anglais, c’est difficile d’en savoir plus. Ils jettent un œil à la pièce et disent qu’ils ne peuvent rien faire pour nous, mais que peut-être qu’au bazar on peut trouver un nouveau croisillon.

Après avoir acheté 2l d’essence dans les bouteilles pet au bord de la route pour abreuver un peu la vieille Lada de mon chauffeur, on continue vers le bazar.

C’est un immense marché automobile similaire au black market d’Ulaanbataar, mais organisé dans de vraies petites échoppent. Ici aussi, il semble qu’on puisse trouver tout ce qui est possible et imaginable pour les voitures. On passe d’une échoppe à l’autre avec notre cardan et à chaque fois, on nous renvoie vers une autre… Finalement, nous arrivons vers un gars, qui sort d’un carton remplis de tout un tas de pièce un croisillon de direction destiné aux jeeps russes Uaz. A priori la pièce russe semble avoir les même dimensions, pour les 3$ qu’elle coûte, je veux bien prendre le risque !

Direction ensuite un garagiste que probablement mon chauffeur connaît, en tout cas il n’est pas tout près, on doit retraverser toute la ville…

En remettant le nouveau croisillon dedans à grand renfort de coups de marteau, il l’endommage et on est contraint à retourner au bazar. Du coup j’en profite pour acheter les outils qu’il me manque pour faire l’opération tout seul, une clé de 16 et une douille de 27, que je paie une fortune car personne ne l’a vend à l’unité, alors le gars sacrifie une caisse à outil… pour 15$, je pense pas qu’il m’ait fait un cadeau… On trouve heureusement un nouveau croisillon, mais celui-ci coûte le double du prix du premier… Peut-être parce qu’il est encore dans la boîte en carton…

Et cette fois, mon mécano parvient à le monter sans l’endommager. Comme il est environ 2mm plus court que l’original, il soude des rondelles sur les 4 côtés pour l’empêcher de sortir. Au total, la réparation aura coûté environ 10$, pour bien 2 heures de travail… L’ingénieur qui sommeil en moi est un peu inquiet concernant la pièce russe, car les contraintes dans un cardan ou une direction sont bien différentes. De plus le croisillon russe est 2mm plus sur les portées des roulements et est creux à l’intérieure contrairement à la pièce BMW…. En tout cas, au garage toutes les personnes présentes sont persuadées que je peux rentrer en Suisse avec cette pièce… Si j’arrive à faire les quelques 2000km qui me séparent d’Atyrau où mon cardan de réserve est sensé arrivé dans 6 jours, mon père l’ayant envoyé aujourd’hui avec DHL.

Quand on est enfin de retour à l’Antica, il est déjà presque 17h30 et nous n’avons toujours rien mangé depuis l’excellent petite déjeuné de ce matin. La gérante de la guesthouse m’offre un assiette de soupe, ayant pitié de moi !

A peine terminé, je commence à remonter mon cardan. Tout se passe très bien jusqu’au moment ou je dois remettre l’articulation en gomme sur la sortie de boîte… Je jure, je me fais mal aux mains et finalement de rage j’abandonne parce qu’il fait quasiment nuit déjà ! En plus, j’ai même oublié de vous dire ça, mais à l’endroit où ma moto est parquée, le matin je me fais bouffer par les fourmis rouges, et le soir il y a des espèces de mouches qui visent que les yeux ou les oreilles qui pourrissent passablement la vie…

16 août

Debout à 5h30 de nouveau pour terminer le remontage de mon cardan… Avec la lumière du jour et reposé c’est beaucoup plus facile. Bon, finalement ce n’était pas si difficile que ça.

Après le déjeuner j’en profite pour aller faire un petit tour d’essai en allant à la banquer pour chercher de l’argent… Tout semble normal à priori… Par contre pour tirer de l’argent ici, c’est presque aussi compliqué que pour faire un emprunt pour une maison !

Premier bureau il faut dire quelle carte vous voulez utiliser, second bureau, vous faites la transaction en introduisant le montant et votre code, 3ème bureau, photocopies du passeport et entrée de toutes les informations personnelles dans une base de donnée, papiers imprimés en double exemplaires, signé 2 fois par l’employé et 6 (oui six!) fois par moi-même, et enfin je peux aller à la caisse chercher les dollars… Comptez une bonne vingtaine de minutes s’il n’y a pas trop de monde….

Enfin, quand je suis prêt à partir il est déjà passé midi et la température est vraiment à la limite du supportable pour moi…. A peine arrivé à Bukhara que des jeunes viennes vers moi pour me proposer des B&B.

Comme j’aime ça, même pas besoin de chercher… Je suis le premier, ce qui est réglo, qui me propose une chambre avec climatisation, toilettes, douche et déjeuné pour 10$…. Ouais…. En fait, la douche et la toilette sont bien dans la chambre mais ne fonctionnent pas, et la climatisation est en fait un ventilateur…. Mais je suis juste trop fainéant pour ressort chercher autre chose et je m’installe et commence par aller prendre un douche froid dans la douche commune…. Ahhhhhhhh !

Je soupe à la maison d’hôte, tout seul à une petite table dans la cuisine, toutes les autres tables sont prises par un gros groupe de touristes français participant à un voyage organisé.

17 août

A 7h je déambule dans les rues de Bukhara. La température est parfaite pour moi, et tous les commerçants commence gentiment à mettre en place les stands de leurs échoppes… Bukhara est une ville très touristique, probablement la plus touristique que j’ai vue depuis les pays baltes… Il y a énormément de français et d’italiens ici.

En général, quand une ville est touristique, c’est pour une raison… Et il faut l’avouer, c’est une ville vraiment charmante avec ses petites ruelles et tous ses vieux bâtiments d’un style tout à fait différent de que ce nous sommes habitué de voir en Europe… Et grand plus par rapport à toute les villes de Russie et d’Asie centrale, non seulement elle est petite, mais en plus il n’y a pas de voitures dans les rues touristiques, ce qui est fort appréciable.

A 9h00 je retourne à la guesthouse pour le petit déjeuner puis je pars à la recherche d’essence, afin d’avoir le plein quand je pars demain matin pour Khiva. Je trouve assez facilement un gars qui fait du change et il m’amène chez une connaissance qui veut bien m’en vendre quelques litres pour l’équivalent d’un dollars le litre ce qui est le prix standard au marché noir.

La journée étant beaucoup trop chaude pour moi pour visiter, j’en profite pour rattraper l’énorme retard que j’ai dans mes récits… Au final, quand j’ai terminé, le soleil est déjà bien bas et c’est trop tard pour faire de belles photos…

Damned ! Si je n’avais pas cette pression à cause des visas et maintenant à cause de ma pièce qui doit arriver à Atyrau, je serais resté un jour de plus, parce que je n’ai vraiment pas pris assez de temps pour visiter cette magnifique petite ville.

18 août

A 4h00 mon réveille sonne, à 4h15 je suis en selle pour Khiva. Je suis surpris qu’il fasse même un peu froid, mais j’ose pas trop me plaindre sachant les températures qu’il va faire dans la journée.

La route n’est pas si mal, et après avoir parcouru les 2/3 du trajet, j’en viens même à me demander si c’est vraiment aussi terrible que ce que tout le monde raconte, peut-être que je me suis simplement habitués aux mauvaises routes…

Figurez-vous que j’avais tord ! Ça commence 170km avant Khiva, et ça dure près de 100km. La routes est totalement détruite, il reste une fine bande de goudron à moitié défoncé que les véhicules venant des deux sens essaient de s’approprier, le reste était de la mauvaise piste et du sable ! D’ailleurs j’en ai bouffé du sable, étant pendant un moment derrière un convoi de camion, je ne voyais strictement rien et c’était donc impossible de dépasser, en plus la conduite dans le sable c’est pas de la tarte !

Soudain, au milieu de nul part je vois des enfant qui me font un signe de la main bien connu ici, ça veut dire qu’ils vendent de l’essence… Ils miment en fait le fait de dévisser le couvercle du réservoir. Ça passe bien car je commençais à me faire du souci si j’aurais assez de jus pour arriver à Khiva, car il n’y a strictement rien sur la route, pas le moindre magasin ou la moindre habitation, c’est vraiment du désert !

J’arrive enfin à Khiva après 8 heures de routes pour seulement 460km et je m’arrête dans la première guesthouse que je trouve… Je peux vous dire que je suis pas triste d’arriver, ce genre de trajet je les subits vraiment, y’a aucun plaisir à y retirer d’un point de vue de la conduite.

Une demi-heure après moi arrive une bonne demi-douzaine de touristes, dont Daryl, le bâlois avec qui j’avais fait le trajet en jeep jusqu’à Douchanbé. Il partagera la même chambre que moi, toutes les autres étant pleines, le proprio ayant encore réussi a trouver un lit à quelque part (probablement qu’il a donné le sien)….

On traîne un peu à la guesthouse à discuter, puis en début de soirée on va visiter la ville. Un des touriste avait une montre avec un thermomètre, Daryl a pris la photo… 53°C ! Purée il me semblait bien qu’il faisait vraiment chaud ici !

Khiva est surnommé la ville musée, et c’est exactement l’impression qu’elle donne. Une fois entré dans les remparts, c’est des monuments les uns après les autres, minarets, mosquées, mausolées, très bien restaurés et bien évidemment tout un tas de petits commerçants qui vendent des bibelots inutiles (comme des chapeau de fourrure quand il fait plus de 45°C), mais aussi des boissons fraîches. Ici également, on a l’impression que c’est envahis de touristes, peut-être même plus encore qu’à Bukhara, et je rencontre un couple de genevois et un allemand que j’avais déjà croisé à Samarcande.

On va souper avec Darly et 3 allemands dans un des rares restaurant de la ville. Au moment ou la facture arrive, c’est un peu la guerre… Entre le couple d’allemand qui ne veut pas payer les salades parce qu’il ne les avaient pas commandé, les boissons qui sont plus chères que les prix affichés dans le menus… Bref, on se fâche avec la serveuse (sauf moi) et en gros on repart comme des connards de touristes, ce que j’aime pas vraiment… Benjamin, l’allemand que j’avais déjà rencontré à Samarcande est un peu du même avis que moi, mais les autres pas… C’est discutable..

Soit tu passes pour un pigeon, soit pour un truc du cul. Je suis d’accord qu’il ne faille pas cautionner cette façon de faire, mais franchement, au vu des salaire qu’on gagne par rapport à eux, je n’ai pas envie de me fâcher pour 1$ ou moins… En tant que touriste on est aussi responsable de l’image qu’on donne de notre pays et perso, pour 1$ je préfère passer pour un pigeon qu’un trouffion !

19 août

A 6h30 on est en route avec Daryl et le couple d’allemand pour profiter de visiter la ville quand il n’y a personne et surtout…. quand il fait frais ! On monte dans le minaret et le prix est de 3000 sum, là encore nos allemands ne veulent pas donner plus de 2000 sum… Purée, mais c’est même pas 1$ ! La caissière les laisse quand même monter, même si le prix était indiqué noir sur blanc sur une feuille… Ils ne reçoivent pas de ticket, donc probablement qu’elle ne les comptes pas et que cette tune va dans sa poche…

Depuis le minaret on a une très belle vue de la ville et j’en profite pour faire plein de photos.

A 9h, on est de retour pour le petit déjeuné, et on se fait des tartines à grand renfort d’une copie nutella bicolore que j’ai acheté l’autre jour.

Je passe mon après-midi à glander sur internet dans le hall du seul hôtel qui a le wi-fi… Je suis en train de réaliser que j’arrive gentiment à un point de saturation, j’ai plus la même motivation qu’au début du voyage de tout voir, de tout visiter… Toutes les dernières villes depuis Douchanbé, je les ai vu qu’en partie et je n’arrive pas à trouver la motivation de prendre mon lonely planet et d’aller voir tous les points d’intérêt…

C’est honteux à dire, mais en ce moment, pouvoir passer un après-midi entier sur internet, sans devoir travailler pour le blog ou me renseigner pour mon itinéraire, c’est vraiment le truc qui me fait le plus plaisir… Clairement, des villes comme Bukhara et Khiva, je suis un peu passé à côté, alors que c’est les plus belles villes que j’ai vu en Asie centrale…

La bonne nouvelle de la journée est que mon cadran est déjà arrivé à Atyrau ! Ça devait prendre 6 jours normalement, et en 3 jours il est arrivé !

Dernier souper avec Daryl, dans un petit restaurant bien sympathique et nos chemins se séparent à nouveau. Son voyage continue en Azerbaïdjan.

20 août

Levé à 4h00, départ dans la nuit à 4h30 de Khiva. A ma grande surprise, la route est relativement bonne et il n’y a quasiment pas de trafic, mise à part les habituels tracteurs, vélos et ânes qui tirent des charrettes, sans lumière il va sans dire…

Je croise de temps en temps un voiture ou un camion, et soudain, quand je fais un appel de phare à la voiture qui vient en face avec les grands phares, elle change de voie et me fonce droit dessus ! J’y croyais presque pas au début, mais j’ai juste pu me jeter sur le côté de la route pour éviter la collision frontale. J’étais tellement choqué sur le moment que j’ai rien fait, même pas klaxonné. Je sais pas si c’était un gars qui roulait bourré, ce qui est très courant en Asie centrale ou s’il m’a expressément foncé dessus, mais rétrospectivement je suis fâché contre moi-même de ne pas avoir fait demi tour pour aller lui dire 2 mots. En fait ce connard aurait mérité que je lui vide mon spray au poivre dans la gueule parce qu’il aurait pu me tuer si je n’avais pas réagis. Je suis vraiment furax !

J’arrive à Kungrad vers 11h30 et je me dis que je vais directement continuer jusqu’à Moynac, la ville qui autrefois (dans les années 60) était au bord de la mer d’Aral… Moynac est située à environ 95km au nord de Kungrad, et c’est une route toute droite au milieu d’une végétation très aride, quasi désertique, qui relie les 2 villes… Je trouve facilement le monument en hommage à la mer d’Aral et surtout la raison pour laquelle je suis venu, les bateaux.

Il n’est reste à peine une demi douzaine et ils ont été tous rassemblés dans un même endroit. J’imaginais qu’il y en avait beaucoup plus, mais probablement, comme du côté Kazakh, qu’ils ont été démontés pour récupérer la ferraille…

Dans tous les cas, j’étais venu pour voir les épaves de bateaux, mais au final c’est les traces de cette mer disparue qui me touche le plus… On peut à peine s’imaginer l’immensité de la superficie d’eau qui a disparu. On voit très bien la côte jusqu’où venait la mer, mais à l’horizon, c’est du sable à perte de vue. On ne voit même plus l’eau qui est à plus de 130km de Moynac.

Une fois de retour à Kungrad, le rite de recherche d’hôtel recommence, et s’avère très difficile cette fois. Plusieurs personnes me donnent des indications et je ne trouve rien, jusqu’au moment ou je tombe sur un gars qui veut absolument m’inviter chez lui… Je dois dire que je préférerais être tranquille et prendre une bonne douche froid, après 8h de route, mais comme je ne sais jamais dire non, j’accepte…

Il m’amène chez lui et me prépare un lit au milieu d’une grande pièce vide. On dirait qu’il n’y a pas d’eau ni de toilette chez lui…. Moi qui rêvait d’une douche…

J’essaie de lui expliquer que je dois aller chercher de l’essence pour demain et il veut venir avec moi. Il y a une station en ville qui fonctionne maintenant et une dizaine de voiture qui font la queue… Il me dit que je peux passer avant tout le monde, et j’essaie de lui faire comprendre que je peux attendre mon tour, en vain… Finalement on se retrouve à se faire coincer entre les voitures, personne ne veut nous laisser passer, il s’engueule avec tout le monde et quand je peux prendre mes 10 litres, je me fais arnaquer parce que le gars ne me rend rien, il dit que je lui ai donné 16’000 sum, alors que je lui avais donné 20’000 sum…

Bien énervé après cet épisode, je dois encore aller changer quelques sum pour avoir assez pour manger et acheter de l’essence demain. On va au marché et un des gars qui fait du change me propose le taux de 1$ pour 2000 sum ! Je lui dis qu’il peut toujours rêver, c’est minimum 2400 sum… Pour compliquer un peu les choses, j’ai un billet de 50$ et je ne veux changer que 20$, donc il doit me rendre 30$…. Ce qu’il fait, ne me donnait que…. 30’000 sum au lieu de 48’000 parce que le billet de 50$ est un peu déchiré ! Je récupère mon billet et lui rends sa tune. Finalement je lui donne un billet de 100$ et il essaie encore une fois de m’arnaquer en me donner 40’000 sum, heureusement que j’ai compté les billets… Il a essayé de la jouer, je me suis trompé en comptant… ouais ouais…

Si seulement mes galères s’arrêtaient ici, mais nooon ! Mon fidèle ami me dit qu’il a soif, je vais m’acheter une bouteille d’eau et lui il prend une bouteille d’un alcool local qui s’apparente à du whisky… Le tout pour moins de 1$ ! Je l’invite à venir manger avec moi, et malgré le fait que j’ai commandé du thé, je reçois du café… Quand à lui, il a réussit à descendre toute la bouteille de 0.5l en moins de 15 minutes… Je commence enfin à comprendre que mon ami est complètement bourré ! Décidé à terminer mes emplettes, je vais encore acheter de l’huile, puisque j’ai perdu ma réserve hier et mon ivrogne n’arrive presque plus à marcher, il prend la bouteille d’huile et la regarde d’un drôle d’air. J’ai peur qu’il va essayer de la boire, alors je la lui confisque.

Sur le chemin de retour, il n’arrête pas de se cogner la tête contre mon casque et pour finir il tombe même de la moto au milieu de la route, il n’arrive même plus a se tenir derrière moi… Je l’aide à remonter, et juste avant d’arriver chez lui, il tombe en nouveau alors qu’on roule.. . Il a des éraflures partout et saigne des coudes, genous, pieds…. Il arrive quand même à rentrer chez lui et après avoir crié des trucs aux deux enfants qui sont dans la maison, il s’endort dans son canapé…

Quelle galère, qu’est-ce que je fous ici ? Je suis un peu inquiet, je me suis pas sûr que c’est un bonne idée de rester ici… En plus d’autres personnes sont venus dans la maison et je n’ai pas l’air d’être le bienvenu….

Quelque minutes plus tard arrivent 3 policiers qui me demandent mes papiers et qu’est-ce que je fais ici… ça sent le roussi, en plus je sais pas comment j’ai pu oublié qu’en Ouzbékistan il est interdit de dormir chez l’habitant, oups…. On est sensé avoir un papier d’enregistrement pour chaque nuit passée dans le pays, sans quoi, on risque de fortes amendes à la sortie du pays…

Après voir fouillé toutes mes affaires, les flics m’indiquent comment trouver un hôtel et me laissent partir… Ouf… Finalement, je suis bien content qu’ils soient venus, comme ça je ne vais pas passer la nuit ici…

Je trouve facilement l’hôtel en question, qui ne coûte que 4$ pour la nuit, mais pour ce prix, le confort est au même niveau, ni douche, toilettes crados dans des cabines à l’extérieure, mais bon ça ne va pas m’empêcher de dormir, après la journée de fou que j’ai eu !

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Tadjikistan

20 juillet

Départ matinal vers la frontière kirghize. Les montagnes sont vraiment impressionnantes, à tel point que je vais devoir peut-être modifier mes précédent récits pour pouvoir encore un peu monter en puissance dans les superlatifs, parce qu’ici c’est juste encore plus impressionnant que tout ce que j’ai vu jusqu’à présent. Je suis absolument seul au monde, mis un part un petit garçon sur un âne que je croise au milieu de nul part. La piste qui m’amène à la frontière est un vrai régal.

Au poste de frontière kirghize, la barrière est encore fermée, je suis le premier à me présenter aujourd’hui, alors que tous les gardes sont affairés à préparer leur dîner.

Le contrôle sera relativement aisé, « Do you have drugs ? », « No », « Ok, go to next door ». Et là je rentre dans un petit bureau équipé d’un ordinateur d’un autre temps, un vieux Compaq 486, dont le disque dur fait un bruit tellement suspect, que je le soupçonne de lâcher à tout moment… Peut-être que l’officier aussi, puisqu’il rempli également tous les formulaires dans différents registres en papier. C’était pas très rapide, mais le personnel est très sympathique.

Pour me rendre du côté Tajik, il y a un noman’s land de 30km à parcourir, une magnifique route d’ailleurs. Une fois devant la barrière, ici c’est encore un peu plus procédurier. Je dois attendre que le seul véhicule qui se trouve avant moi passe tous les contrôles. Heureusement, il y a justement un couple de cyclistes allemands qui viennent dans ma direction et je fais un brin de causette avec eux.

Le passage de frontière est relativement lent, surtout si on prend en compte le fait que je suis seul, mais les officiers sont tous très accueillants et viennent regarder ma moto et me serrer la main. Je leur laisse un autocollant a coller sur une de leur baraque en tôle avec avoir vu que le même autocollant « Dusty Woobles » que Sakke m’a donné en Finlande est collé sur la porte…

Une fois la frontière passée, près de 45 minutes plus tard, il ne me faudra pas beaucoup de kilomètres pour décréter que le Tadjikistan possède les plus belles montagnes qu’il m’ait été donné de voir. La pamir highway, la route qui relie le Kirghizistan à Douchanbé, la capitale Tadjik, est tout à fait à la hauteur du mythe. Je n’en crois pas mes yeux tellement c’est beau, jamais je n’ai vu de montagne ayant autant de couleurs différentes dans la roche. Et la cerise sur le gâteau, c’est quand j’arrive aux abords du lac de Karakhul, dont la couleur est presque irréelle, un bleu vert turquoise incroyable. Il ne m’en faut pas plus pour décider de passer la nuit ici, même s’il n’est que 13h. Je trouve un hébergement chez l’habitant et comme à Sary Tach, le confort est très sommaire. Je commence à me faire à l’idée que je vais devoir renoncer pour de bon à de vraies toilettes ici… Karakhul se situe à une altitude d’un peu plus de 3900m, et je le sens vraiment, parce qu’après ma petite marche pour voir le lac, je suis totalement essoufflé.

Dans le homestay se trouve également un touriste hollandais, Vincent, qui voyage en Lada avec un guide et un chauffeur. Le courant passe relativement bien entre nous et au final on passe toute l’après-midi et toute la soirée à discuter. Il est ingénieur en chimie pour une compagnie pétrolière et a quitté son job pour voyager, probablement pendant 1 an.

Les hôtes nous prépare même de quoi prendre une douche chaude. Le luxe ! Enfin presque… Il y a une douche commune que plusieurs familles se partages à une centaine de mètre de notre logement. Il s’agit en fait d’un pièce avec un gros bac d’eau froid, et un bac d’eau chauffé avec un feu de bois. Une écuelle et une petite casserole et fer blanc permet de faire le mélange pour avoir la température opportune…

Et bien figurez-vous que ça passe quand même drôlement bien !

Pendant le souper, on se met à table avec le chauffeur et le guide de Vincent, qui parle aussi anglais.

Il nous donne quelques informations très intéressantes sur les rapports entre la Russie et le Tadjikistan. Par exemple, ici l’essence est près de 2 fois plus chère que dans tous les autres pays d’Asie centrale… La raison ? Le Tadjikistan possède un aéroport militaire qui intéresse les américains et les russes… Les américains ont fait une proposition à grand renfort de dollars, la Russie… a simplement restreint l’approvisionnement d’essence et de gaz pour leur montrer qui c’est qui commande ici… Et ici, comme partout ailleurs en Russie d’ailleurs, si on aborde la question des attentats qui ont eu lieu à l’aéroport de Moscou cette année, tout le monde pense que c’est le gouvernement qui les a commandité, tout comme les attentats de 1999 qui avaient été imputés aux tchétchènes…

21 juillet

Je me lève tôt uniquement lorsque j’ai un gros trajet de prévu et aujourd’hui c’est le cas. Je vais aller directement jusqu’à Khorog, sans passer une nuit à Murgab, comme prévu initialement. L’état de mon pneu arrière étant devenu trop critique pour espérer continuer mon voyage ainsi, je dois au plus vite pouvoir contacter mes parents et trouver un moyen de me faire envoyer un jeu de pneu depuis la Suisse, car ici il n’y a pas la moindre chance de trouver quelque chose. Au Tadjikistan, les seules personnes voyageant à moto sont des touristes. Khororg, est le seul endroit où je peux théoriquement avoir accès à internet de toute la région.

Les 470km qui me séparent de Khorog nécessiteront près de 11heures, la route étant par moment très mauvaise. Les paysages quand à eux sont toujours aussi magnifiques et je franchis le très impressionnant col de d’Ak-Baital qui, avec ses 4655m, est le plus haut col de la route du Pamir.

Je suis contraint de tout de même faire une halte à Murgab pour tirer de l’argent dans une banque… Mal m’en est pris… Après 1h d’attente, et avoir effectué la transaction 3 fois, ils ont finalement annuler mon retrait pour des raisons que j’ignore et j’ai dû changer des dollars à un taux peu avantageux, parce que, figurez-vous que le taux est meilleur pour les billets de 100$ que les autres !

Il y a très peu de vraies stations services sur la route du Pamir, la plupart vendent l’essence directement de la citerne d’un vieux camion russe, ou alors en bidon ou bouteilles pet. La qualité est relativement mauvaise, et c’est surtout de la 80 qu’on trouve, coupée avec dieu sait quelle saloperie, et à un prix quasiment 2 fois plus élevé que dans tous les autres pays d’Asie centrale soit presque comme en Suisse. A cause de cette mauvaise essence combinée avec l’altitude relativement élevée (3000-4000m), ma moto consomme près de 20% plus d’essence qu’en condition normale.

J’arrive à Khorog en début de soirée à la sympathique Pamir Lodge et je partage la chambre avec Danny, un canadien qui est en voyage à vélo depuis 8 mois avec sa copine, qui elle est restée à Douchanbé. Dans quelques jours ils partent pour la Suisse, pour visiter son frère qui après un voyage a rencontré une suissesse et n’est jamais retourné au Canada.

On passe la soirée à discuter, et pour un gars qui n’a que 28 ans c’est impressionnant tous les voyages qu’il a déjà effectué, surtout plein de road trip très rock’n’roll au USA et au Canada ou il voyageait en stop, à pied ou à vélo, quasiment sans argent et dormait où il pouvait…

22, 23 et 24 juillet

L’état de mon pneu arrière est tel, que je décide de ne pas continuer ma route avant de l’avoir changé, il a des coupures et on voit la toile à plusieurs endroits. Sur les pistes de cailloux qu’il y a ici, ça serait vraiment chercher la crevaison que de continuer à rouler.

Alors que je suis en train d’organiser l’envoie d’un nouveau jeu de pneu par DHL avec mes parents, et que le paquet est prêt pour partir lundi, je prends la décision, pour des raisons personnelles que je ne souhaite aborder ici, de retourner en Suisse le plus rapidement possible.

Ma tâche n’est pas rendue aisé par le fait que ni le téléphone ni internet ne fonctionne dans la ville, et je passe tout le week-end à essayer de trouver un internet café qui fonctionne, sans succès. Ma carte sim Suisse ne fonctionnant pas ici, j’achète une carte locale, et au moins le réseau de téléphone portable fonctionne. C’est finalement un copain en Suisse qui se charge de m’achèter un billet d’avion online, car je ne peux pas prendre le risque d’attendre encore un jour de plus pour acheter mon billet.

Pendant ce long week-end d’attente, je fais la connaissance de Robert, un anglais de 39ans qui voyage avec une BMW R80 G/S de 1981 , soit la toute première GS, celle qui est à l’origine du mythe en fait !

Il a tout quitté il y a 7 ans pour voyager et surtout pour consacrer son temps à sa passion, l’écriture. C’est quelqu’un de très intéressant et une très bonne compagnie. J’ai passé beaucoup de temps à discuter avec lui et il m’a donné un coup de main pour démonter mon pneu arrière, lui ayant déjà changé lui-même son pneu. Par contre, entre les 110 à chambre à air de sa moto et les 130 tubeless de la mienne, la différence est grande et il nous faudra près de 45 minutes à 2 pour y parvenir.

25 juillet

A 6h30, avec Daryl, un compatriote balois, nous nous rendons à la gare routière pour trouver une jeep qui part en direction de la capitale, Douchanbé. C’est un trajet qui prendre entre 14 et 24 heures, suivant le moyen de transport choisi, soit jeep ou marchroutka (minibus). Bien évidemment nous avons opté pour la première solution. Nous avons une banquette pour nous deux, tout au fond de la jeep, ce qui semble est un luxe au premier abord, quand on voit comme les gens sont entassés dans les marchroutkas.

Toutefois, même avec ce confort relatif, le trajet reste difficile, la route étant dans un état absolument déplorable auquel il faut ajouter la température infernale, une crevaison, 3 haltes pour manger et surtout l’unique cd de pop musique perse et russe qui tournera en boucle pendant les 15 heures du trajet ! Trois passagers de notre jeep devront vomir par la fenêtre pendant le trajet, c’est vous dire si ça secoue. Je ne sais pas comment je m’en suis sortis ,moi qui ai normalement facilement le mal des transports… A un certain moment, Daryl, fatigué et agacé par la musique, fait semblant qu’il trouve la musique cool, et le chauffeur tout content augmente encore le volume d’un cran…..

Quand on arrive enfin à Douchanbé vers 23h, on prend un taxi et les 3 premiers hôtels qu’on visite sont tous pleins ! Le chauffeur de taxi nous amène finalement dans un autre hôtel dans un stade de foot à 15$ la nuit qui a encore de la place. On prend donc une chambre ici et on s’écroule de fatigue après cette journée marathon.

26 juillet

Je passe la journée avec Daryl, à visiter un peu Dushanbe et à siroter une bière sur une terrasse. Il a travaillé ces dernières année en Allemagne, en Suède et au Brésil et parle couramment allemand, français, anglais, espagnole et portugais ! Maintenant il est en voyage depuis environ 1 an et ne prévoit pas encore de rentrer pour le moment…

Le soir nous allons dans une sorte de fast food local qui semble très populaire au vu du nombre de personne présentes et on succombe à la tentation de manger une pizza, bien entendu pas terrible, mais tout de même infiniment meilleure que tout ce que j’ai mangé depuis que mes pieds sont sur le sol tadjik….

A 3h00 du mat, je pars en taxi pour l’aéroport. J’arrive dans les premiers, avec d’autres touristes suisse, et après à peine 20 minutes, j’ai déjà passé tous les contrôles… Je retrouve plusieurs personne que j’ai rencontré à la Pamir Lodge, dont un touriste suisse, un couple d’allemand et Danny et sa copine qui viennent en vacances en Suisse.

3 et 4 août

J’arrive à l’aéroport de Douchanbé à 3h30 du matin, et après une attente assez longue pour refaire mon visa directement dans le bureau de l’immigration, je m’en vais vers le bureau de Tajik Air, en espérant pouvoir prendre un vol et ainsi éviter l’infernal trajet en jeep jusqu’à Khorog…

Toute la semaine passé, les avions sont restés cloués au sol pour des raisons que j’ignore, mais je décide de tenter ma chance. Un local vient vers moi et me dit que le bureau de vente de ticket n’ouvre qu’à 9h00…. Pfff…. Bon, ma décision est prise, je vais retourner en jeep, pas la patience d’attendre encore plus de 4h pour ne pas être sûr d’avoir un vol.

Je trouve rapidement une place dans une jeep, et me réjouis un peu vite, car on quitte la gare qu’aux environ de 7h00.

Nous sommes 9 dans la voiture, donc 1 bébé et le chauffeur, malgré sa grande sympathie n’est dans le genre pas le plus efficace. Il s’arrête tout le temps, même pour faire le plein, il doit se rendre à 3 reprises à la caisse… Je ronge mon frein en silence…

Entre les haltes pour acheter des pastèques, des tomates et je ne sais quels autres fruits et légumes qu’il inspecte méticuleusement et marchande longuement le prix, il y a bien entendu tous les check points de la police, où à chaque fois qu’il montre ses papiers, il doit glisser quelques petites coupures dans la main du policier corrompu jusqu’à la moelle.

Après plusieurs haltes pour manger ou laisser refroidir le moteur qui surchauffe, on s’arrête dans un café vers 23h… Le chauffeur annonce qu’il va dormir 3h et tous les autres occupants de la voiture vont dormir dans une pièce, alors que moi je reste discuter avec 2 motards australiens et un team belgo-hollandais qui participe au Silk Road Rally avec une vieille jeep. C’est un rally de charité similaire au Mogolian Rally, mais moins connu, il en est qu’à la 3ème édition je crois.

Le but étant de récolter de l’argent pour une bonne cause et de donner la voiture quand on arrive à destination. Ils ont leur porte bagage du tout qui a cassé et doivent laisser une grande partie de leur matériel ici.

Quand toute cette petite équipe décide également d’aller dormir, je n’ai d’autre solution que d’aller sur le siège passager de la Nissan Patrol et essaier de dormir un peu également…

Vers 2h00, on repars et c’est finalement à 4h15 qu’on arrive à Khorog… Le chauffeur me dépose avec mes pneus au terminal avant de continuer vers le centre…. Dommage qu’il ne m’a pas amené un peu plus loin, parce que d’ici c’est encore 45 min de marche jusqu’à la Pamir Lodge, avec 12kg de pneus sur l’épaule et près de 48 heures de voyage, ça aurait été bienvenu….

Tout le monde dort encore, et je rentre simplement dans une chambre vide et m’écroule dans le lit…

A 15h, je me lève pour entreprendre le changement de mon pneu arrière.

Ma première tentative échoue lamentablement puisque lorsque je gonfle le pneu, je m’aperçois qu’il perd de l’air… Damned, j’ai pincé la chambre à air en la remontant !

Avec tous les jurons nécessaires pour accompagner ce travail, je démonte à nouveau le pneu et remplace la chambre à air par celle de réserve. En prenant toutes les précautions qui s’imposent, je termine de remonter le pneu. Il ne perd pas d’air cette fois, mais ce n’est pas un succès pour autant, puisque sur presque un tiers de sa longueur, le pneu ne veut pas se mettre en place dans la jante… J’essaie à plusieurs reprises de le regonfler, en lubrifiant le bord du pneu pour qu’il puisse glisser plus facilement, mais rien à faire… Probablement que mon petit compresseur n’est pas assez puissant pour fournir la pression nécessaire à faire un beau PLOP qui signifie que le pneu est en place…

Sur le moment je ne savais pas, mais on m’a dit plus tard que ça arrive, et que s’il n’y a pas d’autres solution, il faut rouler comme ça et que normalement il se met en place tout seul au bout d’un moment…

5 août

Suite à mon cuisant échec de la veille pour changer mon pneu, je dois trouver une solution pour pouvoir continuer la route.

Je pars donc à pied en direction du bazar me renseigner où est-ce que je peux trouver un atelier de réparation de pneu. J’en trouve un finalement, à l’entrée de la ville, après avoir marché plus de 3km en plein soleil… Bon, il ne reste plus qu’à retourner rechercher ma roue maintenant….

Heureusement, quand finalement je suis de retour à la Pamir Lodge, un taxi arrive pour amener des nouveau touristes… J’en profite pour y grimper avec ma roue et me faire amener directement au vulcanization shop, comme on les appelle ici.

Je montre le problème au gars, qu’une partie du pneu reste coincé dans la jante, il badigeonne copieusement le bord de la jante avec de la vieille huile et le gonfle avec son gros compresseur…. Rien ! Damned, je commence à stresser. Au 3ème essai, on entend un gros PLOP, qui signifie que le pneu s’est mis en place…. Ouf ! Je suis tellement content que je lui donne le double du ridicule montant qu’il me demande (1$) et je pars à la recherche d’un marchroutka (taxi collectif) pour retourner en ville, économiser 0.5$ pour marcher presque 1heure en plein soleil avec une roue qui doit peser 10kg, non merci !

J’hésite presque à partir pour Ichkachim en fin de journée, afin d’aller sur le marché afghan demain matin, mais au final, la flemme aura raison de moi. En plus, nn couple de compatriote bernois, Linda et Christian arrivent et après avoir passé un bon moment à discuter avec eux, on va souper ensemble en ville. Christian est, comme presque la moité des personnes que j’ai rencontré ici, pas en grande forme au niveau de la tuyauterie et se contentera de manger que du riz blanc… Tiens, ça me rappelle quelqu’un à qui ça arrive presque 1 fois par vacances…. Ils viennent de commencer un voyage de 3 mois, ayant pu les 2 prendre un congé non payé.

Mon plan de me lever à l’aube demain matin tombe à l’eau quand on rentre de la ville, car je commence à regarder un super reportage sur l’histoire du heavy metal en 3 parties… C’est donc finalement que vers 2h que je me couche…

6 août

A 10h00 je suis sur la moto en route pour la vallée de Wakhan, un des joyaux de la région du Pamir qui longe la frontière afghane. Je traverse de nombreux petit villages et les enfants accourent toujours en nombre partout où je passe. Alors que je m’arrête pour faire quelques photo, un homme m’aborde et m’invite à aller boire le thé dans sa maison. Pour l’occasion, il me met même CNN sur le téléviseur qui trône au milieu de la pièce. Une journée ne serait pas complète sans rencontrer un cycliste, et c’est encore un compatriote bernois en voyage depuis 3 mois que je croiserai en train de se reposer au bord d’un arbre. Décidément, c’est une destination prisée des suisse-alémaniques.

La route est magnifique, et après avoir passé Ichkachim, trop tard pour visiter son fameux marché afghan qui est accessible sans visa, il y a de moins en moins d’habitations. Il y a plusieurs vestiges à visiter, mais je ne suis pas tout motivé de m’arrêter ou de faire quoi que ce soit d’autre que de rouler… Quand j’arrive dans le petit village de Vrang, je décide de m’arrêter dans un des homestay, étant fatigué et pas vraiment en forme.

Heureusement, la famille qui m’héberge est très accueillante. La pièce ou je loge est, comme à l’accoutumé, très sombre car tous les murs sont couverts de tapis et je dors à même le sol, sur plusieurs épaisses couvertures superposées.

Le souper est servi avec grand soins, et malheureusement je ne peux pas trop faire honneur à tout ça, parce que je n’ose pas toucher à la coupe pleine d’abricot (quelle malheur, mon fruit préféré) de peur de chopper la chiasse. Bien évidemment, le traditionnel bouillon avec des patates et du vieux mouton plein de gras et d’os est de la partie et pas meilleur que d’habitude ! Vous l’aurez compris, le Tadjikistan n’est pas la destination pour un voyage culinaire…

7 août

Après avoir passé une nuit horrible où je n’ai pas eu l’impression d’avoir fermé l’œil tellement que j’avais mal au ventre j’essaie de faire comprendre à la famille qui me loge que je ne prendrai pas de petit déjeuner. Je commence donc cette journée l’estomac vide mais en compote, en assistant à la mise à mort d’un mouton. Un bidon sous la tête, le père lui tranche la gorge pendant que les enfants tiennent les pattes en rigolant. C’est la première fois que je vois un truc pareil et c’est assez gore, la pauvre bête met un temps fou pour mourir et il y a des litres de sang qui sort de sa gorge qui fait un drôle de sifflement… Après avoir coupé la tête, le reste du corps continue à bouger un moment…

Sur cette expérience peu commune pour un citadin, je reprends la route. La forme n’est pas avec moi, ni le moral d’ailleurs et je peine un peu a apprécier à sa juste valeur les magnifiques régions que je traverse. En fin de matinée, je tombe sur un groupe de motards polonais. Ils sont 7, voyageant pour 2 semaines sur des Africa twin de location avec un guide et mécano australien et un véhicule de support conduit par un polonais qui organiser des tours tous les étés dans la région. Après un brin de causette avec eux, je repars et tombe quelques minutes plus tard sur le véhicule de support conduit par Christophe, le gars qui organise ces trips et qui fourni les motos.

Et c’est à peine quelques minutes plus tard que survient le malheur de la journée… Alors que je suis en train d’aller vers Karguch, j’ai soudain un feeling bizarre de la roue avant, ce genre de feeling qui ne fait aucun doute…. Noooooooooooooooooooooooooooonnnnnn, j’ai crevé !

Pourquoi maintenant et pas juste avant le groupe de motards ou mieux encore avant que je croise le véhicule de support de Christophe ? Elle est passé où ma chance que j’avais au début du voyage ?

En ce moment même, si on m’avait donné l’occasion de me téléporter à la maison sans possibilité de reprendre mon voyage, j’aurais accepté sans le moindre regrets, c’est vous dire comme j’étais désespéré. Ici, rien de sert d’espérer que quelqu’un vienne m’aide, il n’y a personne, je ne peux compter que sur moi-même pour m’en sortir. Et justement, je n’ai jamais réussi a changer un pneu tout seul… Si mon moral n’était déjà pas au plus haut, là, il atteint carrément des abîmes… Putain, mais qu’est-ce que je suis en train de foutre ici ?

Dans ma malchance, j’ai tout de même de la chance qu’il y a un seul et unique arbre à environ 50 mètres de ma moto et donc, après avoir démonté la roue avant, je l’amène à l’ombre pour démonter le pneu. Parce que même à plus de 2000m, le soleil est très fort et il fait plus de 30°C.

J’utilise la méthode mongole pour faire glisser les bords du pneu dans la partie centrale, à savoir le démonte-pneu et une grosse pierre. La bonne surprise c’est que c’est nettement plus facile que lorsqu’on a fait la même opération pour le pneu arrière avec mon ami Robert à Khorog. Comme je transporte justement un pneu avant neuf avec moi, je vais en profiter pour monter le nouveau.

Loi de Murphy oblige, en démontant le pneu je pince bien entendu la chambre à air, et maintenant au lieu de n’avoir qu’un tout petit trou, elle en a deux gros en plus ! Heureusement que mon père m’en avait donné une de réserve. Mais je n’ai plus droit à l’erreur cette fois!

Je monte le nouveau pneu sur la jante et insère la chambre à air en la saupoudrant au préalable de talc, pour tout faire dans les règles de l’art. Vient maintenant la partie la plus critique qui consiste à remettre le pneu dans la jante au moyen des 2 leviers, bien entendu sans pincer la chambre à air cette fois, autrement je suis cuit et il ne me reste plus qu’à bouffer les pissenlits par la racine…

Je vous rassure, normalement tout ça prend au maximum 15 minutes pour quelqu’un d’entraîné et ce n’est pas très difficile, mais bon, comme c’est la première fois pour moi, il me faudra…. 2 heures !

Ok, ce n’est pas la gloire, mais en fait pour moi c’est une petite victoire personnelle, parce que devoir changer un pneu tout seul au milieu de nul part, c’était une de mes plus grande hantise…

Le petit compresseur 12Vque j’avais acheté à Almaty me regonfle la roue vite fait. Je ne repartirais plus jamais en voyage sans en prendre un avec, ça peut paraître ridicule, mais c’est d’une telle utilité et c’est à peine plus encombrant qu’une bonne pompe…

Du coup, ce petit succès personnel me donne un bon coup de boost au niveau moral et j’apprécie nettement plus mon trajet. C’est de la pure piste caillouteuse, sinueuse, avec d’un côté la falaise et de l’autre… un précipice.. Je ne croise personne avant le garde du check point avant le col de Karguch qui culmine à 4344m. J’ai l’impression d’être dans un paysage lunaire, il n’a a quasiment plus de végétation, pas de bruit, personne, les seuls animaux que je peux observer sont des sortes de marmottes assez dodues et qui courent d’une façon assez pataude devant mes roues, au point où je dois même freiner pour ne pas les écraser… La piste, principalement caillouteuse, a par endroit des sections de pur sable, qui me font suer à grosse gouttes…

Il n’y a quasiment pas de trafic sur la route du Pamir, mais le risque d’accident quand on croise un véhicule ici est bien plus élevé qu’ailleurs, tellement ils roulent n’importe comment. Dans un virage sans visibilité, j’arrive droit en face de 2 camions chinois roulant côte à côte… La seule option pour moi fut de sortir dans le bas côté de la route, heureusement sans mal.

Toutefois, la plus grande plaie de l’Asie centrale pour les motards (et les pauvres cyclistes) sont les chiens sauvages… Ces sales bêtes sont équipés de détecteurs de motards, et même avant que je puisse les voir, ils sont déjà à mes trousses, avec seulement 2 buts : se jeter sous ma roue avant ou me chopper un mollet !

Et je peux vous assurer que pour s’en défaire, il ne faut pas y aller par 4 chemins, c’est des gaz (ils n’ont aucun problème à vous suivre à 40km/h) accompagné par du klaxon et des coups de bottes…

A l’entrée de la ville de Korogh, je dois m’arrêter au check point de la police pour présenter une fois de plus mon permis GBAO nécessaire pour visiter la région. Le policier, qui parle anglais cette fois, me dit qu’il me manque une autorisation et que je n’ai pas le droit d’être sur cette route ! J’argumente en disant que l’autre fois j’ai pu passer sans problème (alors que le garde qui ne parlait pas anglais avait essayé de me faire comprendre quelque chose de similaire, mais m’avait laissé passé pour finir…). Rien à faire, il veut de l’argent. Il me dit que s’il rempli un papier c’est 35 somoni, mais que si je lui en donne 30, il me laisse passer. Je m’en tire en lui donnant 20 somoni à la fin… Toute première fois que je dois soudoyer la police de mon voyage. Je ne suis même pas trop énervé, ça devait bien arriver une fois !

Exténué par cette journée de fou, je suis enfin de retour à la Pamir Lodge en début de soiré et y’a de l’activité, car le groupe de motards polonais est déjà arrivé ! Ils n’ont pas traîné, ils ont quasiment fait en 1 jours ce que j’ai fais en 2 jours !

Il reste heureusement un lit de libre dans une des chambre que je partage avec Jamie, un américain. J’achète des yogourts et de l’eau au magasin du coin et à 21h je m’écroule dans mon lit, tellement je suis fatigué.

8 août

Bien que je sois allé me coucher tôt hier soir, totalement anéanti par cette rude journée, je n’a de nouveau quasiment pas dormi de la nuit, pour des raisons que j’ignore cette fois, puisque je n’avais pas de problèmes d’estomac…

Mon plan initial était de partir très tôt, mais c’est justement le matin que j’arrive enfin à dormir !

Steve, le mécano australien, propose de me souder le support de valise puisqu’il doit de toute façon aussi faire de la soudure sur une des Africa Twin qui a eu un crash hier. On se renseigne pour trouver un poste à souder, et les réponses ne sont pas très claires. Il y a un vieux poste qui traîne au milieu du jardin de la guesthouse, mais il doit dater d’avant l’age de bronze je pense, et malgré son côté vétuste un autre problème se pose. Il a besoin d’une alimentation tri-phrasée, où est-ce qu’on va trouver ça ?

Bien évidemment, il n’est pas équipé d’une prise, mais juste de 3 fils dénudés…

Steve n’étant pas disponible avant cet après-midi et sentant un peu le plan foireux avec ce poste à souder, je décide de mettre les voiles sans réparation, je mets simplement tout ce qui est lourd dans la valise de gauche.

Avant de quitter la ville j’en profite pour retourner chez le réparateur de pneu, pour faire réparer la chambre à air que j’ai endommagée hier en enlevant le pneu. 10 minutes et 2 CHF plus tard je peux enfin prendre la route, il est déjà passé midi !

Pour l’avoir déjà faites à 2 reprises en jeep, je sais à quoi m’attendre, et c’est vraiment pas de la tarte. La route est très mauvaise, surtout sur les parties goudronnées qui sont pleines de gros trous qui me donnent des sueurs froides à chaque fois que je sens ma jante qui ramasse un nid de poule, le spectre de la crevaison me hante tout le temps… Les parties purement de gravier sont nettement plus agréables, mais en général, c’est souvent un mélange des deux et la concentration est de mise car ça change d’un instant à l’autre. En tout cas, je suis bien content d’avoir un jeu de pneus neufs.

Dans tous les villages où je passe, je suis accueillis par des cris et des hello des gamins, qui me tendent la main pour que je tape dedans en passant, c’est très marrant. Je m’arrête quelque fois, et les garçons veulent toujours que je fasse des photos, ce qui m’arrange bien parce que je déteste demander au gens si je peux prendre des portraits d’eux. Les filles par contre, quand elles voient que je m’arrête, souvent elles ont peur et partent se cacher. Les garçons eux, touchent tout ce qu’il peuvent sur la moto, veulent tourner la poignée des gaz et des fois je les laisse monter dessus. Ce qui est dommage par contre, c’est que dès que je prends des photos, ils prennent tous une mine toute sérieuse et plus personne ne souris… J’ai bien essayé de leur faire comprendre qu’il faut rigoler pour la photo aussi, mais ça ne marche pas…

Aujourd’hui j’ai aussi bien entendu rencontré mon lot de cycliste habituel, avec, cerise sur le gâteau, un tessinois qui pédale depuis 4 ans déjà et prévois d’arriver en Suisse l’année prochaine !

Ce qui est incroyable, c’est qu’à force de croiser des cyclistes, on en deviendrait presque blasé, genre.. ahh encore un cycliste…. alors que c’est vraiment un truc de fou qu’ils font, cette route est dans un état horrible, elle a énormément de dénivelé, il y a très peu d’endroits où trouver de la nourriture et de l’eau…

J’arrive à Kalaikum juste avant la tombée de la nuit, et trouve un hébergement pour la nuit. 10$ avec souper et déjeuné compris. Je dors dans le jardin à côté de la rivière, et luxe absolu, il y a même une vrai douche, la première depuis mon arrivée au Tadjikistan ! Bon, ne nous excitons pas trop rapidement, une fois sous la douche, je constate qu’il n’y a quasiment plus d’eau et pour réussir à me mouiller je dois secouer le pommeau continuellement. Au final j’ai quand même réussi à me doucher, et en utilisant certainement moins de 2 litres d’eau !

Je soupe, et je fais un brin de causette avec des français qui dorment dans la même guesthouse avant d’aller dormir.

9 août

Je suis réveillé aux aurores à cause d’une odeur…. de merde. Le chat a posé sa pêche à côté de la barrière, à moins de 2m de ma tête… Charmant !

L’objectif de la journée est d’arriver à Douchanbé, la route est longue, il faut très chaud et donc je prévois de partir très tôt… Mais… finalement, je prends le petit déjeuner avec les 2 couples de français et on discute un peu, et finalement je ne pars qu’à 9h30 de Kalaikhum.

Il existe 2 routes pour rejoindre Douchanbé, la nord et la sud. Je choisis la route nord, parce qu’elle est 85km plus courte et passe par un col à 3250m. C’est de la pure piste, la route est très étroite et caillouteuse avec des falaises vertigineuses… Mise à part quelques camions, il y a peu de trafic, tout le monde empruntant en général la route du sud, et je comprends pourquoi maintenant… Les fixations de mes 2 valises ayant maintenant rendu l’âme, elle ne tiennent plus que grâce à des sangles et pendouillent des 2 côtés de la moto. Pire encore, mon gros sac qui se trouve sur la place passager, que je fixe avec 2 élastiques seulement est tombé du côté de l’échappement à cause des bosses et les gaz brûlants ont fait un énorme trou dedans…

Après 70km, je suis bloqué. Une espèce de digue naturelle ayant cédé, la rivière a inondé une partie de la route. L’eau arrive à demi cuisse, donc impossible pour moi de passer avec la moto, la prise d’air est trop basse.

Sur place je fais connaissance avec 2 belges (flamants, comme tous les belges que j’ai rencontré durant ce voyage d’ailleurs) qui voyagent jusqu’au Japon avec une vieille jeep de l’armée belge. Ils viennent de sortir une voiture de l’eau et là y’a une Lada Niva qui tente sa chance et qui échoue…

Il y a également un ukrainien, qui voyage sur une moto chinois 50cc avec laquelle il a traversé la moitié de la Russie et retourne chez lui par le même itinéraire que moi. Pour lui, pas question de faire demi-tour, il roule à 10-20km/h ici, c’est trop loin de retourner à Karaikhul. Il espère pouvoir la mettre dans un camion pour franchir la partie inondée.

Quand à moi, je n’ai pas la patience d’attendre, je fais donc demi-tour et retourne en direction de Kalaikhum. Je suis au point de départ après un détour qui me fait perdre 6 heures !

J’attaque la route du sud à 15h30. Au départ elle est pas mal du tout et me permet de rouler à 80km/h…. Rassurez-vous, ça ne durera pas longtemps comme ça et progressivement elle se dégrade.

Ne trouvant pas de logement, je suis contraint de continue à rouler avec la tombée de la nuit. Je constate que mon phare éclaire le côté droit de la route uniquement, il a probablement été déréglé dans une de nos chutes en Mongolie… La majorité des conducteurs qui viennent en sens inverse ne prennent pas la peine de mettre les feux de croisement, et ceux qui le font réussissent toujours à remettre les grands feux, juste 2 secondes avant de me croiser, histoire de bien m’éblouir…

Vers 21h30, finalement, et après m’être arrêté à plusieurs reprises pour demander où trouver un logement, je trouve un hôtel ! C’est pas cher et pas terrible, mais j’ai rien besoin de plus qu’une douche froide et un lit ! La douche commune n’a plus de lumière, je m’en improvise une avec ma lampe frontale, et m’en vais essayer de dormir dans cette chambre qui est plus chaude que l’enfer même ! Même le ventilateur que m’apporte le proprio, pris de pitié je suppose, ne sera pas d’une grande aide…

10 août

Décidément, je sais pas ce qui m’arrive ces derniers temps, mais j’ai à nouveau très mal dormi et durant la nuit j’ai soudain eu tellement la nausée, que le seul reflex que j’ai eu étant de vomir par la fenêtre ouvert…. Sans me soucier de ce qu’il peut bien y avoir en dessous… heureusement, ma fenêtre donne sur un terrain vague, ma galette n’a pas du importuné grand monde… Peut-être même que les chats du quartier y ont trouvé quelques éléments commestibles…

Une journée qui ne commence pas sous les meilleures auspices et pour couronner le tout, quand je tire la chasse d’eau aux toilettes, le tuyau qui amène l’eau du réservoir à la cuvette s’enlève avec la pression de l’eau et devinez qui se ramasse 10 litres de flotte dans le dos ? Damned !

En essayer de réparer la toilette j’empire encore la situation en faisant un essais, c’est le réservoir qui tombe cette fois, tout est est inondé… Je n’ai plus d’autre solution que de fermer la porte et de disparaître au plus vite de cet endroit !

La bonne nouvelle, c’est qu’il a y des garages de réparation de voiture juste en face de l’hôtel, je m’en vais donc me renseigner s’ils peuvent me souder mon porte bagage…

Cette fois, les choses sont faites un peu plus professionnellement, ils me demande de le démonter, et de déconnecter la batterie… Après environ 45min je suis prêt à repartir, avec une soudure qui a l’air bien plus robuste, mais qui ressemble à la toute première soudure qu’un enfant de 8 ans ferait…. Soit, tant que ça tient, je vais pas me plaindre !

Toute la section de route que j’ai parcourue hier de nuit était goudronnée et excellente, c’est encore le cas aujourd’hui sur une grande partie du trajet. On sent qu’on se rapproche de la capital, il y a plus de trafic, des vraiment pompes à essence, des gens vendant de l’essence en bidon tous les quelques centaines de mètres, ainsi que les habituels vendeurs de pommes et autres fruits. Aujourd’hui il y a également un joli petit col sur la route pour Douchanbé.

Arrivé en ville, je ne me casse pas les couilles, je retourne directement à l’hôtel où j’avais séjourné la semaine passée. Le prix est tout à coup de 20$ au lieu des 15$ que j’avais payé parce que je suis seul… Après une sérieuse négociation, il capitule !

Après un pizza dans le même fastfood où j’étais allé avec Daryl, j’achète du chocolat et je retourne à l’hotel pour regarder un film avant de dormir… Cette fois j’ai même l’air conditionné dans ma chambre et je peux vous dire que j’en profite, quel luxe !

11 août

Bon, aujourd’hui ne sera pas une journée de repos, il me faut d’abord laver tous mes habits qui sont couverts de poussière, et voir les dégâts causés à mon sac pour l’échappement. Ma tente est hors service, brûlé à travers, mon lonely planet de l’europe de l’est a quelque pages en moins, mes gants d’hiver ont un peu rétrécit, les gaines de mes cables de gaz et d’embrayage ont fondues, mais le reste n’a rien… Je répare donc l’immense trou de mon sac avec une partie de la tente et à grand renfort de Geffer.

Il me faut encore faire une mise à jour du blog, envoyer quelques emails, et profiter de manger quelque chose de pas du tout Tadjik!

En fin, d’après-midi, alors que je m’apprête à retourner à l’hôtel, je fais la connaissance de Massoud, un jeune iranien qui est ici pour étudier. On va finalement boire un verre ensemble et il me raconte un peu sa situation.. Son père et son oncle, partisans de l’opposition au gouvernement de Mahmoud Ahmadinejad ont été liquidé. Il a réussi a obtenir une bourse pour faire ses études au Tadjikistan, mais ici il n’y a aucune perspective d’avenir pour lui et il est prêt à partir dans n’importe quel pays qui l’acceptera et me demande si je peux lui donner des conseils… Bien entendu, en tant que suisse ne n’ai pas la moindre idée de ce que c’est que de demander un visa de réfugié politique, vous imaginez bien !

Il a envoyé des demande d’asile en Australie et au Canada, où beaucoup d’iraniens se sont exilés, mais les procédures sont longues, alors pour l’instant il n’a pas de réponses.. Pour moi, c’est difficile à imaginer à quel point il faut être désespéré pour être prêt à partir n’importe où et tout quitter, sa famille, ses amis, sa culture….

Massoud, comme beaucoup de jeunes en Iran d’après ce qu’il me dit, n’est pas un fanatique religieux, il veux pouvoir s’habiter comme il veut, boire de l’alcool, avoir le droit de marcher dans la rue avec un fille, d’écouter la musique qu’il veut… Il n’a pas d’espoir que la situation change en Iran, toutes les personnes qui tentent des actions contre le gouvernement en place disparaissent simplement…

Après lui avoir échangé mon cool collier (à sa demande) contre un bracelet un peu pourri avec écrit love dessus, on se quitte et je rentre à l’hôtel.

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